Algérie - Gambie
Algérie : Halilhodzic prêt pour la Gambie
Vahid Halilhodzic n’est pas homme à se laisser faire. Le sélectionneur de l’Algérie l’a une nouvelle fois démontré lors de la conférence de presse qui précède le match entre les Fennecs et la Gambie, ce mercredi 29, lors du tour préliminaire de la CAN 2013.

C’est un match essentiel que jouera l’Algérie, ce mercredi, à Banjul. Après une Coupe du monde 2010 décevante et une élimination prématurée de la CAN 2012, les Fennecs n’ont plus le choix : il faudra prendre ses éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2013 par le bon bout. Et Vahid Halilhodzic, le coach de la Khadra, le sait.

"Pour être une très grande équipe et se qualifier aisément, il faut des points à l’extérieur, a-t-il d’ailleurs expliqué en conférence de presse. Il faudrait que les joueurs changent de mentalité, acceptent le duel et le contact viril, et soient sur le terrain pour gagner, donc jouer l’offensive et non défendre. Il faut arriver sur le terrain en costaud et non plus en victime expiatoire. Le problème est que mes joueurs sont réceptifs lorsque je les harangue et sont d’accord avec moi, mais en Tanzanie cela n’a pas été suivi d’actes sur le terrain. A Banjul, je veux voir mes conseils appliqués sur le terrain. Par contre, lorsque je dis virilité, je ne veux pas dire un carton jaune au bout de deux minutes et un rouge au bout de cinq avec un penalty contre nous. Il faut être intelligent, même dans l’engagement."

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Et pas question de se trouver des excuses. "C’est peut-être une petite équipe, mais elle nous a battus deux fois chez elle, non ?, a assuré le technicien bosnien. Je l’ai dit aux joueurs et je le répète aux journalistes, je n’accepterai plus aucune excuse concernant l’Afrique noire et ses conditions. C’est vrai, il y a de la chaleur, des terrains difficiles et de l’hostilité même dans l’arbitrage, mais il faut faire avec. Si l’on a le mental, 90% du match est gagné et on fait abstraction de tout cela. Lorsque j’ai appelé ces joueurs, je leur ai tous posé la même question : te sens-tu capable de jouer ce match ? Ils m’ont tous répondu, oui. C’est pour cela d’ailleurs qu’ils sont là. Pour s’adapter à un pays quel qu’il soit, il faut au moins 7 jours. Nous, nous n’avons qu’un jour et il faudra faire avec et essayer de gagner sous 35 degrés et un taux d’humidité à 30%. Concernant les arbitres, même en cas d’injustice, je veux un comportement exemplaire et pas une contestation qui aboutirait un carton rouge qui nuirait à l’équipe. Donc, je ne veux plus entendre aucune jérémiade concernant les conditions, même en cas de défaite."

Quand à ses choix, l’ancien entraîneur du PSG a décidé de se montrer ferme : "Nous nous chamaillons souvent mes adjoints et moi, j’écoute les doléances de X ou Y, mais la décision finale me revient". "Karim Zianie est un cadre de l’équipe. Je ne pouvais pas le convoquer et le laisser ensuite sur le banc des remplaçants. Ziani a beaucoup donné pendant 9 ans, mais maintenant, il y a une concurrence, Boudebouz et Feghouli sont plus forts que lui, on a besoin de punch et de jeu direct. Matmour peut le faire, j’aurais pu le prendre et le mettre sur le banc, mais avec les cadres, c’est difficile de le faire, il y a plus percutant et efficace que lui, Feghouli est inexpérimenté par rapport à un Ziani, certes, mais par rapport au schéma que je veux, c’est Feghouli qui me va, car c’est le jeu direct que je cherche, a-t-il poursuivi. J’ai supervisé beaucoup de joueurs en Algérie et à l’étranger et pour ce match face à la Gambie, les meilleurs dans leurs postes ont été choisi. Le meilleur jouera mercredi prochain et jusqu’à maintenant personne n’a encore garanti une place de titulaire."


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