dossier : Can 2004

Nigeria - Tunisie
La Tunisie en finale
La Tunisie bat le Nigeria 5-3 aux tirs au but
La Tunisie est en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2004. Le combat des Aigles a tourné à l’avantage de ceux de Carthage. En battant, ce mercredi, les Super Eagles du Nigeria, cinq buts à trois à l’issue des tirs au but, les joueurs de Roger Lemerre écrivent une nouvelle page du football tunisien.

Le Stade du 7 septembre de Rades affiche complet. 60 000 personnes. Toutes acquises ou presque à la cause du onze tunisien. A la clé : une place en finale de la Coupe d’Afrique des nations de football 2004. Devant leur public, les joueurs de Roger Lemerre, partaient avec un avantage psychologique certain sur les Nigérians à la poursuite d’un troisième titre continental.

Après un début de match difficile, ce sont les Tunisiens qui dominent la première mi-temps. Bouazizi, Badra et Jaïdi, la défense des Aigles se montre intraitable.

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Ni Okocha, ni Kanu, ni Utaka, n’arrivent à développer leur jeu. La rencontre, d’un bon niveau technique, est le troisième face à face entre les deux équipes. En 1978, la Tunisie avait tout simplement quitté le terrain avant la fin du match, laissant la troisième place aux Nigérians. En 2000, les Super Eagles avaient sorti leurs adversaires sur le score de 4 buts à 2. Mais à domicile, les coéquipiers de Khaled Badra tiennent le bon bout et montrent qu’ils ne sont pas arrivés à ce stade de la compétition par hasard. Au terme des 45 premières minutes, la marque reste pourtant vierge.

Un penalty chacun

La seconde période est à l’image de la première. Les Tunisiens gardent la maîtrise du terrain. Bien organisée, l’équipe affiche une belle santé. A l’inverse des Nigérians qui ont du mal à poser leur jeu. Mais, comme bien souvent dans cette Coupe d’Afrique, le sort ne récompense pas les plus méritants. Faute sur Kanu dans la surface à la 67e minute. Coup de sifflet courageux de Coffi Codjia, l’arbitre béninois de la rencontre : penalty. Le pied de Jay Jay Okocha ne tremble pas. L’attaquant de Bolton (Angleterre) ouvre la marque et prend, momentanément, une belle option pour la finale. Nigeria 1, Tunisie 0.

Toujours dangereux en contre, les Super Eagles peuvent surprendre à tout moment. Mais ils subissent les assauts des Tunisiens. Le public, conscient que son équipe a besoin de soutien, redouble d’ardeur. Et quand l’arbitre siffle une faute sur Jaziri dans la surface de réparation nigériane, la foule retient son souffle. Penalty ! Khaled Badra s’élance et trompe le gardien d’un parfait contre-pied. Le capitaine tunisien, qui ne jouera pas l’éventuelle finale à cause d’un deuxième carton jaune, libère la clameur du stade.

L’épreuve des tirs au but

Le jeu se débride. Les Nigérians se font de plus en plus dangereux devant les buts de Boumnijel. Sans succès. Les Super Eagles finissent le match en trombe. A l’issue du temps réglementaire, le score affiche toujours une égalité parfaite. Deux fois quinze minutes. Les prolongations, sans mort subite, se jouent jusqu’au bout. L’engagement, au départ total, retombe. Chacun joue la prudence et préfère tenter sa chance dans l’épreuve des tirs au but que de se prendre un but stupide en contre.

Fin des prolongations : pile ou face. L’issue de la rencontre se décidera sur un coup de dé. Cinq tireurs chacun. Le héros du match, s’appelle Ali Boumnijel. Le portier tunisien, impérial durant toute la rencontre, bloque le tir d’Odemwengie, les tireurs tunisiens font carton plein : la Tunisie est en finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football pour la troisème fois de son histoire (1965, défaite 3-2 contre le Ghana et 1996, défaite 2-0 contre l’Afrique du Sud). Mission plus que remplie pour Roger Lemerre et ses joueurs qui, quoi qu’il arrive, auront les honneurs de tout un peuple, samedi, quand ils tenteront de succéder au Cameroun pour le sacre continental. Ils affronteront le vainqueur du match Maroc-Mali.


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