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Qatargate : Hayatou, Anouma et Adamu dans la tourmente
Après avoir indiqué en décembre que trois dirigeants de la CAF sont impliqués dans le scandale de l’attribution du Mondial 2022 au Qatar, Phaedra Almajid, ancienne membre du comité de candidature de l’Emirat, est allée plus loin en dévoilant leurs noms. Elle pointe du doigt Issa Hayatou, le président de la CAF, Jacques Anouma et Amos Adamu.

Des noms ! Des noms ! En décembre dernier, Phaedra Almajid, ancienne membre du comité de candidature du Qatar, avait confirmé les soupçons de corruption autour de l’attribution du Mondial 2022 à l’Emirat pétrolier en indiquant que trois dirigeants de la CAF étaient mêlés au scandale. Mais sans dévoiler leur identité. Jusqu’à la semaine dernière.

Dans un documentaire diffusé sur la chaîne allemande ARD, Phaedra Almajid a tout balancé en révélant qu’Issa Hayatou, président de la CAF depuis 1988, son ancien rival Jacques Anouma et le Nigérian Amos Adamu, déjà suspendu pour corruption, sont les trois dirigeants impliqués. Début 2010, au cours d’une rencontre officieuse dans un hôtel de Luanda, ils auraient chacun obtenu un million et demi de dollars de dons pour leurs fédérations respectives en échange d’un vote en faveur du Qatar lors de l’attribution du Mondial 2022 en décembre 2010.

Blatter de mèche avec l’émir ?

En renvoyant dos à dos Issa Hayatou et Jacques Anouma, un temps considéré comme le principal opposant du Camerounais, ces révélations laissent peu de place à l’optimisme au sujet d’une alternative à la tête de la CAF.

La situation n’est pas plus reluisante à la FIFA. Reporters au Sunday Times, Heidi Blake et Jonathan Culvert viennent de publier "The Ugly Game", qui détaille le "complot qatari pour acheter la Coupe du monde". L’ouvrage fait notamment état d’un accord entre Sepp Blatter et l’émir du Qatar. En échange de l’assurance du Suisse de balayer toutes les accusations de corruption au sujet de l’attribution du Mondial 2022, le monarque se serait engagé à convaincre Mohammed Bin Hammam, concurrent de Blatter pour la présidence de la FIFA en 2011, de se retirer (le Qatari a depuis été radié à vie pour corruption). Et le grand déballage n’est sans doute pas terminé.


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