Après des premiers mois idylliques, l’Ivoirien Souleymane Coulibaly a claqué la porte d’Al Ahly la semaine dernière. Le buteur dénonce le comportement du club cairote qui l’aurait « traité comme un esclave ».


Recruté cet hiver par Al Ahly en provenance de Kilmarnock, Souleymane Coulibaly a signé des débuts retentissants en Egypte avec 6 buts en 12 matchs. Sauf que la belle histoire a tourné au vinaigre, l’attaquant de 22 ans ayant brusquement quitté le club pour se réfugier à Londres. L’Ivoirien ne pouvait plus supporter la vie en Egypte.

« Je ne suis pas fou, je suis parti pour une bonne raison. Je suis vraiment désolé, mais je ne pouvais pas rester plus longtemps dans cette équipe. Mon passeport a été confisqué. J’ai été forcé de faire certaines choses, comme par exemple m’incliner et prier à chaque fois que je marquais un but. J’ai fait de mon mieux pendant cinq mois mais j’ai atteint ma limite« , a dénoncé l’ancien pensionnaire de Tottenham sur les réseaux sociaux en jurant donc que son attitude ne vise pas à forcer son départ, lui qui jouit d’une très belle cote ces dernières semaines.

« Ma femme et mes enfants sont traumatisés, ma famille est chrétienne et ils ne se sentaient pas les bienvenus à pratiquer leur religion dans ce pays. J’ai fui parce que c’était ma dernière chance de le faire muni de mon passeport. Ce club m’a traité comme un esclave à cause de l’argent. » De leur côté, les Diables Rouges ont déposé une plainte auprès de la FIFA et le natif de Reading a été lâché par ses agents, tout comme ses coéquipiers Junior Ajayi et Nabil Maaloul, qui ont nié tout problème avec Al Ahly, après avoir tenu, affirme Coulibaly, une toute autre version en privé. Passé par le club cairote, le Gabonais Malick Evouna a également assuré s’être toujours bien senti en Egypte.