C’est la joie dans tout le pays et même au delà avec la victoire des Fennecs d’Algérie par 3 buts à 2 sur les Eléphants de Côte d’Ivoire. C’est toute une nation qui rêve désormais du titre continental…


De notre correspondant en Algérie

« Si l’Algérie se qualifie en demie finale, elle remportera le trophée » : telle était le principe qui prévalait chez les camarades de Karim Ziani, accrocheurs à souhait et très présents durant toute la partie.

Ils se sont maintenant qualifiés non sans laisser derrière leur sillage une population qui piaffe d’impatience de voir les Fennecs revenir avec le trophée.

Des scènes de liesse ont suivi le sifflet final, synonyme de la qualification des Verts. A Alger comme à Tizi-Ouzou, des centaines de jeunes, l’emblème national en main, défilaient durant une bonne partie de la nuit alors que les youyous fusaient de partout.

La partie n’a pourtant pas été une sinécure pour les poulains de Rabah Saâdane qui sont revenus de loin, eux qui étaient menés au score à une poignée de secondes de la fin du temps réglementaire.

Ahmed Belabdi, artisan de son état, fait le même constat non sans reconnaître la suprématie de Drogba and co. durant le première demie heure de jeu. « Les Ivoiriens dominaient durant presque une demie heure et ils ont exercé une terrible pression sur nos jeunots qui ont affiché une certaine peur. Mais ils ont fini par reprendre du poil de la bête et imposer leur jeu, ce qui nous amènera à constater avec joie le recul des camardes de Drogba, gagnés par le doute. »

C’est la même lecture chez Ahmed Bilal qui reconnaît « la grandeur des Eléphants et leur valeurs intrinsèques trahies par la chance qui était beaucoup plus du côté algérien. » Chez les spécialistes de la balle ronde, l’on citera le commentateur de la chaîne satellitaire qatari, Al Jazeera Sport d’origine algérienne, Hafid Derradji qui n’a pas cru ses yeux. « Même s’ils étaient éliminés, ils sortiraient par la grande porte. Ces Algériens qui ont su renverser la situation et prendre l’avantage sur les Ivoiriens qui ne sont plus à présenter qui méritent aussi tous les honneurs ». Le commentateur, en voyant les tirs ivoiriens annihilés, soit par maladresse soit par la défense, il n’a pas hésité de trancher pour la qualification. « La chance est avec nous aujourd’hui et les portes des demi-finales nous sont grandes ouvertes ».

Pour Abdelkrim Bira, entraîneur et analyste algérien, « les Ivoiriens ont commis beaucoup de fautes notamment en défense ce qui a permis aux Algériens de scorer à trois reprises. »

« Les Verts, ajoute-t-il, ont su provoquer le déclic et réussi à faire changer le camp à la peur qui s’installera ensuite chez les Ivoiriens qui doutaient. » Abdelhak Benchikha a également reconnu « la grandeur des joueurs ivoiriens qui ont péché par excès de précipitation et le manque de ténacité dans l’arrière-garde, chose qui a été à la faveur des attaquants algériens qui ne s’étaient pas faits prier pour planter leur trois banderilles ».

La nuit du 24 au 25 janvier sera gravée à jamais dans la mémoire des Algériens qui se rapprochent de plus en plus du sacre.

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