Compteur bloqué à 11 sélections pour Faouzi Chaouchi. A 26 ans, le gardien international algérien peut faire une croix sur les Fennecs après avoir multiplié les incartades lors du rassemblement de la Khadra. Mohammed Raouraoua, le président de la FAF, et Abdelhak Benchikha, le sélectionneur, ne veulent plus entendre parler du portier de l’ES Sétif.


Revenu sur la pointe des pieds en sélection après huit mois d’absence, Faouzi Chaouchi a récidivé. Le turbulent gardien algérien a multiplié les incartades, se mettant à dos supporters, coéquipiers, dirigeant et même son sélectionneur, Abdelhak Benchikha.

A en croire nos confrères de Compétition, le portier de l’ES Sétif ne mettra plus les pieds en équipe nationale. Absent depuis la Coupe du monde et l’émergence de Rais Mbolhi, Chaouchi avait pourtant fait amende honorable. « Je suis très content d’avoir enfin pu revenir en EN, après cette longue absence. Mon retour s’est effectué normalement et je n’ai pas senti que j’étais étranger au groupe. Je connais tous les joueurs et ça m’a fait plaisir de les revoir, expliquait le gardien avant la rencontre face au Maroc (1-0). J’ai discuté avec Benchikha et son adjoint Kaoua. Ils m’ont bien accueilli, eux aussi, et beaucoup encouragé. Ils m’ont signifié que la balle était désormais dans mon camp et que ça sera à moi de bien m’intégrer dans le groupe et leur donner raison de la confiance qu’ils ont placée en moi. »

Raté. Et le premier couac est arrivé très vite : Chaouchi était en retard au premier rassemblement. Débarqué à Annaba en fin de soirée avec ses partenaires chez les Fennecs Metref, Djabou et Lemmouchia, le gardien n’en a fait qu’à sa tête, obligeant ses coéquipiers à l’attendre sous prétexte d’une rencontre avec ses amis. Mais Faouzi Chaouchi ne s’est pas arrêté là. Le lendemain, plutôt que de faire profil bas après la colère de son sélectionneur, il est monté sur toit de la Corniche, a arraché un fumigène des mains d’un supporter et a commencé à danser et à chanter, répondant aux fans qui hurlaient sont nom.

« Moi, c’est Chaouchi »

A en croire Compétition, le gardien de 26 ans aurait enchaîné les pitreries à l’hôtel, s’attirant les foudres de ses coéquipiers au sein de la Khadra. Après avoir fait un scandale pour avoir perdu sa boucle d’oreille « porte-bonheur » lors d’un entraînement, Chaouchi s’en serait pris au staff. Et notamment l’intendant, chargé de ramasser l’équipement, qui tiendra tête à l’effronté : « Doucement, un peu de respect. Je ne suis pas ta femme de ménage. Pourquoi tu jettes ta tenue comme ça ? Tous les autres l’ont fait normalement. » Chaouchi, d’une manière prétentieuse, lui aurait répondu : « Parce que moi, c’est Chaouchi, personne ne peut me dire, ce que je dois faire. »

Déjà sanctionné par Rabah Saâdane pour avoir prétexté une blessure en 2008, puis pour son fameux coup de boule sur l’arbitre de la demi-finale de la CAN 2010 face à l’Egypte (4-0), Chaouchi peut faire une croix sur la Khadra. « Ce joueur ne changera jamais. Je savais qu’il allait récidiver. C’est fini, il ne remettra plus les pieds en équipe nationale. La prochaine fois, c’est moi qui m’opposerai à sa convocation », a ainsi assuré Mohammed Raouraoura, le tout puissant président de la FAF, soutenu par son sélectionneur. Avec une telle attitude, Chaouchi ne devrait pas revenir de si tôt. D’autant que ses performances ne sont pas au niveau d’un Mbolhi, moins showman mais plus régulier.

La FAF a, depuis, démenti.