Considéré comme le 23e homme de l’Algérie à la CAN 2019 (il a été naturalisé puis convoqué au dernier moment suite à la mise à l’écart d’Haris Belkebla), Andy Delort vient de vivre des dernières semaines complètement dingues et conclues en apothéose par ce titre de champion d’Afrique vendredi dernier. L’attaquant de Montpellier est revenu sur ces moments inoubliables sur le site officiel de son club. Morceaux choisis.

Sa convocation au dernier moment

«Au départ, je n’étais pas dans le groupe par rapport au changement de nationalité sportive qui est intervenu tard et finalement tout s’est enchaîné au dernier moment. J’ai rejoint le groupe à Doha le 15 juin et, à peine un mois plus tard, je me retrouve champion d’Afrique, c’est extraordinaire».

Son émotion au moment du sacre

«Si vous m’aviez interviewé le soir de la finale je n’aurais pas su trouver les mots tellement c’était fort. Je n’étais pas préparé à ça, c’est le destin, c’est extraordinaire. (…) De la joie, beaucoup de joie, honnêtement j’avais du mal à y croire. Je remercie le destin qui a fait que j’étais là et j’ai repensé à cette scène un mois et demi en arrière : Le jour où on m’a appelé pour que je rejoigne la sélection algérienne pour la CAN, j’étais à la plage avec mon fils, le téléphone a sonné. Ce moment-là a changé pas mal de choses

Le parcours des Fennecs

«Globalement je dirais que nous avons maîtrisé notre sujet lors des matchs de poules et ça s’est prolongé ensuite lors de la phase à élimination directe. Ce bon parcours lors de la phase de groupes nous ont fait quelque peu changer de statut nous n’étions pas favoris au départ et au fil du tournoi nous le sommes devenus. (…) J’ai trouvé que notre équipe était très au point que ce soit techniquement avec de grands joueurs mais aussi tactiquement avec un entraîneur exceptionnel (Djamel Belmadi, ndlr). C’est vraiment quelqu’un de proche de ses joueurs qui arrive à garder tout son groupe concerné et impliqué, même les éléments qui jouent moins. Il a réussi à créer une belle osmose au sein du groupe, ce qui nous a permis de terminer champion d’Afrique

La parade en bus dans les rues d’Alger

«Le retour au pays a également été un moment très fort quand on revoit les vidéos dont certaines que j’ai postées sur mon Instagram. C’est vraiment impressionnant, incroyable ! Je crois avoir entendu qu’il y avait 6 millions de personnes dans les rues d’Alger pour nous voir. Nous avons pris le bus à l’aéroport à 13h et nous avons mis 7h pour faire 20 km. C’était extraordinaire.».

Son bilan personnel

«Je suis entré plusieurs fois en jeu donc c’est une satisfaction. (Sur le quart de finale contre la Côte d’Ivoire, 1-1, 4-3 tab) Le coach a pris la décision de me faire rentrer à la 119e minute pour que je participe à la séance et ça s’est bien passé pour moi puisque j’ai inscrit l’avant-dernier tir au but. J’ai reçu pas mal de messages comme quoi ce n’était pas évident de marquer un penalty en rentrant presque froid comme ça dans un quart de final, j’avais un peu de pression mais je n’ai pas tremblé. L’important c’est de le mettre.»