A l’issue de sa dernière réunion ordinaire, tenue mardi, la Ligue de football algérien a publié un communiqué alarmant au sujet de la situation financière des clubs de première et deuxième division, qui sont « dans un état de solvabilité négative ».


La Ligue tire la sonnette d’alarme. Alors que la sélection nationale, véritable vitrine à travers le monde, fait bonne publicité au football algérien, le quotidien est beaucoup moins rose pour les clubs du championnat professionnel. C’est le constat dressé par la Ligue de football algérien lors de sa dernière assemblée, tenue la veille du tirage au sort des groupes de la CAN 2015.

Tous les clubs dans le rouge

Dans le procès verbal de sa réunion, l’instance s’est d’abord inquiétée de la recrudescence des incivilités et débordements dans les stades. « En dépit des événements dramatiques qui se sont produits au début de la saison (le décès d’Albert Ebossé, ndlr), nos stades continuent de présenter des images pas du tout conformes à l’esprit sportif et au fair-play et ce malgré le durcissement des sanctions« , déplore notamment la LFP, qui prend en exemple les 13 matches à huis clos prononcés en Ligue 1 et quatre en Ligue 2, « ce qui est démesuré pour une compétition professionnelle. »

Mais, la principale inquiétude vient de la situation financière des clubs des deux premières divisions, alors que six n’ont pas transmis leurs documents financiers à la Ligue, et ce pour la deuxième année consécutive (MC Oran, ASO Chlef, RC Arba, l’USM Bel Abbes en L1 et JSM Bejaia et US Chaouia en L2).

Intervention du ministère des Sports

Pour toutes les autres équipes, l’instance indique qu’elles se trouvent « dans un état de solvabilité négative. Leur situation financière est devenue préoccupante voire alarmante ; ce qui place toutes ces sociétés dans une position de faillite. » Une situation qui met en péril le championnat.

Face à cette menace qui plane sur le football algérien, le président de la Ligue, Mahfoud Kerbadj a indiqué le ministère des Sports a décidé de prendre le dossier à bras le corps afin de procéder « prochainement » à une opération de contrôle des finances des clubs.

Toutes les équipes de Ligue 1 et Ligue 2 vont ainsi passer devant une délégation ministérielle qui procédera à une une opération de contrôle des finances. Une action nécessaire afin d’éviter un scénario catastrophe pour un championnat devenu officiellement professionnel depuis la saison 2010-2011.