« Le prochain sélectionneur sera algérien ». Mohammed Raouraoua, le président de la fédération algérienne de football: c’est sur un talent local que la FAF va s’appuyer pour guider les Fennecs jusqu’à la Coupe d’Afrique des Nations 2012. Alors, Ben Chika, Madjer ou… Saâdane?


La succession à Rabah Saâdane se précise : exit les techniciens étrangers, la fédération algérienne de football a affirmé vouloir compter sur un technicien local. Une bonne nouvelle pour Rabah Madjer ou Abdelhak Ben Chikha qui semblent tenir la corde pour le poste de sélectionneur des Fennecs.

Mohammed Raouraoua, le tout puissant de la FAF, a enfin rompu le silence en apportant quelques nouveaux indices sur la question de la nomination du prochain sélectionneur national. C’est sur le site de MBC que Raouraoua a choisi de s’exprimer : « Le prochain sélectionneur sera algérien, a-t-il affirmé. Ce serait une erreur de désigner un entraîneur étranger pour prendre l’équipe nationale en ce moment. Car, si on choisit cette option, il faut aller chercher un grand nom du football mondial pour des objectifs beaucoup plus importants, et cela nécessite de la réflexion et des moyens. Il ne faut pas se tromper là-dessus. Avec un staff technique national, nous nous sommes qualifiés à la Coupe du monde et nous avons terminé quatrièmes en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations. Nous n’avions pas fait mieux depuis 1990. »

« Le prochain sélectionneur sera algérien »

Un choix dicté par un raisonnement économique, bien sûr, les grands noms étant logiquement plus gourmands mais aussi par un raisonnement sportif. La Coupe d’Afrique, ce n’est pas la Coupe du monde a expliqué Raouraoua : « Ce n’est pas comme une qualification à une Coupe du monde, c’est beaucoup plus facile que ça. Je veux dire que nous pouvons nous qualifier à la CAN 2012 sans trop de difficultés, même s’il y a le Maroc dans notre groupe. Nous pouvons terminer premiers, ou du moins parmi les meilleurs deuxièmes. A quoi bon donc de ramener un étranger qui va nous coûter une très importante somme d’argent. » Mieux, la prochaine échéance, en 2013, serait encore plus facile à en croire le boss du football algérien. « 2013 sera encore plus facile pour nous car, on ne jouera que deux matchs en aller et retour. Et l’avantage sera donné à toutes les nations qui seront présentes à la CAN 2012. En d’autres termes, dans ces deux matches, nous aurons des adversaires très abordables. Donc, je pense que d’ici-là, nous serons capables de s’en sortir avec un entraîneur algérien. »

Rabah Madjer et Abdelhak Ben Chikha, qui sont les favoris des médias, peuvent avoir le sourire. Tout comme Rabah Saâdane himself qui n’a lui pas encore tranché. Compétition croit même savoir que le Cheikh aurait accepté, sous conditions, la proposition de Raouraoua de prolonger son aventure à la tête des Fennecs. Une façon de s’inspirer des cousins égyptiens qui misent sur un entraîneur local, Hassan Shehata, avec un certain succès.

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