Abdelhak Benchikha conduira-t-il l’Algérie lors de la rencontre, décisive, face au Maroc, lors des éliminatoires de la CAN 2012? Rien n’est moins sûr après les résultats catastrophiques de ses Fennecs. Soutenu par la fédération, le sélectionneur algérien pourrait cependant se voir imposer un « adjoint » venu de France.


La défaite surprise de l’Algérie face à la Centrafrique (2-0), lors des éliminatoires à la CAN 2012, va indéniablement laisser des traces. A commencer par le staff technique des Fennecs qui va bientôt être renforcé.

Car la première d’Abdelhak Benchikha à la tête de la Khadra n’aura pas franchement été une réussite. Un jeu indigent, des joueurs qui marchent, une franche incapacité à réagir… les Mondialistes sont bien loin de leur niveau prétendu. Au point que certains ont même imaginé que la défaite inattendue face à la 172e nation FIFA était un fait exprès. Le nouveau patron de l’EN a d’ailleurs pensé à démissionner.

Courbis ou Renard à la barre?

Revenu sur sa décision, soutenu par Mohammed Raouraoua, le président de la fédération algérienne de football, Benchikha a finalement décidé de poursuivre l’aventure. Mais le Général va devoir composer avec des nouveaux colonels. Le tout-puissant patron de la FAF songe en effet à associer un technicien européen à son sélectionneur local, histoire de lui apporter un peu d’assurance et d’expérience, tout en ménageant les susceptibilités.

Selon la presse locale, Raouraoua hésiterait entre deux entraîneurs venus de France: Rolland Courbis et Hervé Renard. Le premier, passé par les bancs de Montpellier, Lens ou Bordeaux, avait d’ailleurs récemment évoqué des contacts avec la fédération, notamment au moment de la démission de Rabah Saâdane. « Je trouve sympa que l’on pense à moi que ce soit pour une sélection ou pour une équipe de club. Donc je dis pourquoi pas ? », expliquait le truculent coach.

Objectif CAN 2012

Idem pour Renard, récemment démissionnaire de la sélection angolaise. L’ex-sélectionneur de la Zambie a l’avantage d’avoir déjà exercé sur le continent africain. Le technicien de 42 ans a d’ailleurs confirmé, dans les colonnes du Buteur, son intérêt pour le boss sans toutefois avouer de contacts officiels.

« J’en entends parler et cela m’honore franchement, surtout que ça vient de l’Algérie, une sélection que j’apprécie fort bien, assure-t-il. Maintenant que je suis libre de tout engagement, je suis disponible à toute négociation. Mais pour l’heure, il y a un entraîneur en place et je ne peux me permettre de trop m’avancer à ce sujet par respect à mon collègue. […] Je crois que, comme je l’ai toujours dit, c’est un plaisir et un honneur de travailler en Algérie. C’est une sélection au potentiel énorme où je peux, en toute humilité, réussir pas mal de belles choses si, bien entendu, on m’offre cet honneur. En somme, l’équipe d’Algérie ne laisse pas indifférent et moi, personnellement, je ne peux pas refuser une telle proposition. J’espère que les dirigeants algériens se sont bien renseignés à mon sujet. Maintenant s’ils ne l’ont pas encore fait, ils n’ont qu’à le demander à Zinédine Zidane. On a été ensemble à Cannes et il connaît assez bien mes compétences. » Reste à voir si un tel attelage peut fonctionner. Et, surtout, permettre de redresser la barre pour envoyer les Fennecs, en 2012, au Gabon et en Guinée équatoriale.