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La Coupe d’Afrique des nations s’ouvre samedi à Tunis mais le Cameroun vit depuis plusieurs semaines au rythme de la future compétition. En attendant les exploits des Lions Indomptables, le business autour de l’événement bat déjà son plein, des gadgets aux programmes vendus aux feux-rouges, en passant par les ventes de téléviseurs.


Les Lions Indomptables font vivre les Camerounais. Ils les font vibrer lors des matches, bien sûr, mais ils nourrissent également un marketing et un business qui s’épanouissent à différents niveaux dans la société camerounaise. Et c’est encore plus vrai à l’approche de la 24è Coupe d’Afrique des Nations (Can) qui s’ouvre samedi à Tunis. Le Cameroun joue dimanche face à l’Algérie et la tension monte. « On est déjà en plein dans la compétition », témoigne un habitant de Yaoundé. « Avec la réélection d’Issa Hayatou (lui même camerounais, ndlr) à la présidence de Confédération africaine de football, jeudi, le foot est vraiment le principal sujet de conversation dans la rue, au boulot ou en famille ! On attend tous dimanche avec impatience et on n’envisage même pas une défaite… »

La Can se vend à chaque coin de rue. A Yaoundé, la Poste centrale, la place Camtel et Bata Nlongkak sont les principaux points de vente des gadgets aux couleurs de la compétition… et du Cameroun. De nombreux petits commerçants ont abandonné leur marchandise habituelle pour se reconvertir dans les objets estampillés « Can ». Les étals du marchés regorgent des maillots des Lions et les drapeaux du pays s’affichent sur les devantures des boutiques. Enfin, de nombreux opportunistes se postent aux feux rouges et gagnent des sommes rondelettes en vendant les programmes officiels de la Can aux automobilistes. Le programme coûte 100 F CFA et un vendeur peut en écouler jusqu’à 100 par jour. Mais ce sont les vendeurs et réparateurs de postes de télévision qui sont le plus à la fête.

Pas de Can sans télé

casttle_1_-3.gifCar impossible d’imaginer la Can sans télé. « Comme à chaque fois avant un événement footbalistique de cette ampleur, on remarque une affluence plus grande chez les vendeurs et réparateurs de télés », explique un journaliste du quotidien Mutations. « Un mouvement qui a été perceptible dès les fêtes de fin d’année. En prévision de la Can, les gens ont acheté un nouvel appareil pour être sûr de pouvoir suivre tous les matches sans problème. Chaque famille fait l’effort de se doter d’au moins une télé. »

Certains postes sont en panne depuis plusieurs mois, voire depuis plus d’un an, et la famille attend la bonne occasion pour débourser l’argent de la réparation. Cette occasion, c’est la Can. Les réparateurs voient donc défiler tous les modèles de télé mais ont moins de travail cette année car, depuis quelques temps, une nouvelle tendance est à la hausse au Cameroun. « Les gens préfèrent changer de poste plutôt que de le faire réparer. Pour à peu près 60 000 FCFA, vous pouvez acquérir une télé d’occasion en provenance d’Europe. La qualité n’est pas toujours bonne et de nombreuses personnes sont déçues, mais elles se méfient par-dessus tout des réparateurs. Ceux-ci n’hésitent pas à arnaquer les clients, en profitant de leur ignorance. Ils demandent 25 000 FCFA pour changer un fusible alors que la pièce ne coûte que 50 FCFA », indique le journaliste de Mutations.

Quant à ceux qui n’ont pas les moyens de payer la réparation de leur vieux poste ou de le remplacer par un autre, il ne leur reste plus qu’à se rendre chez leurs voisins ou dans leur débit de boisson préféré pour suivre les matchs. Une solution comme une autre pour ne pas rater l’inratable.