Habib Bamogo en est sûr: le Burkina Faso a les moyens de jouer les troubles-fête de la Coupe d’Afrique des Nations. Le footballeur burkinabè a bien l’intention de contrecarrer les plans du Ghana, ce mardi à 17h.



Afrik.com: Habib, ce nul face à la Côte d’Ivoire pour votre premier match est plutôt un bon résultat, non?

Habib Bamogo: C’est, effectivement, un bon résultat. Surtout contre la Côte d’Ivoire qui est une très bonne équipe. On est trois dans le groupe donc on ne doit pas perdre de points. Avec la défaite du Ghana, c’est devenu un très bon résultat puisqu’un nul nous qualifie.

Justement, quels sont vos objectifs pour cette rencontre décisive?

On ne doit pas viser le nul, c’est clair. Se contenter de jouer le nul, ce serait une grave erreur… Il faudra jouer comme si on avait besoin des trois points, c’est la meilleure manière de ne pas avoir de regrets.

Après le match face à la Côte d’Ivoire, Paulo Duarte, votre coach, avait parlé de problèmes de pressing. Partagez-vous cette analyse?

Oui, on les a effectivement trop laissé jouer. Surtout en première période. Après, en deuxième mi-temps, on a joué plus haut, c’était donc plus facile pour s’approcher de leurs buts. Les actions partaient de plus loin, c’était plus intéressant. On a su se montrer plus dangereux.

Pour un attaquant comme vous, qu’est-ce qui est le plus important: marquer ou gagner?

Le résultat. Je n’ai même pas à hésiter. C’est l’équipe nationale, quand même. On défend nos couleurs, notre patrie. L’essentiel, c’est la qualification. Peu importe si marque, il faut qu’on passe. Bon, c’est sûr, c’est mieux si je marque… (rires)

De manière plus personnelle, avec le Burkina Faso, vous êtes plutôt un joker qu’un titulaire, comme vivez-vous cette situation?

Bien. On ne m’a rien promis, je n’ai rien demandé. Il y a beaucoup de bons joueurs à mon poste, c’est à moi de me tenir prêt et de saisir ma chance. Je me donne toujours à fond, que je débute la rencontre ou pas.

Revenons au Ghana. Que connaissez-vous de cette équipe?

C’est une très bonne équipe, un des favoris du groupe. Mais beaucoup de joueurs majeurs ne sont pas là. Essien n’est pas là, Appiah non plus, Muntari aussi… Mais bon, ils sont quand même qualifiés pour la Coupe du monde. On l’a vu contre la Côte d’Ivoire, ils sont bons, très bons. C’est une équipe diminuée mais ils ont de bons jeunes.

Sur quoi le Burkina Faso peut-il miser pour se qualifier?

On est un bon groupe, soudé. Il n’y a pas de grandes stars, de grands noms mais une vraie cohésion. Nous sommes des compétiteurs, on est solidaire et on veut gagner.

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