Créant la surprise, le gouvernement du Botswana a annoncé qu’une mine de diamants sur le territoire des Bushmen du Kalahari central affecterait une superficie de 5 027 km2, cent fois supérieure à ce qui avait précédemment été annoncé.


De notre partenaire Survival

Dans un prospectus distribué à la sortie d’un événement organisé par Survival à Londres, le gouvernement du Botswana affirme qu’une ‘petite zone à proximité d’un gisement, c’est-à-dire dans un rayon de 40 km, a été isolée’. Ce qui signifie qu’une superficie équivalant à 10% de la Réserve naturelle du Kalahari central est concernée.

Le ministère botswanais des Ressources minières, de l’énergie et de l’eau avait déclaré en 2000 qu’une superficie de 46 km2, soit 0,09% de la Réserve, serait attribuée à une mine. Le propre rapport d’évaluation de l’impact environnemental de De Beers publié en 1999 affirmait que la surface concernée par les activités minières représenterait 35 km2 ou 0,07 % de la Réserve, tandis que The Botswana Gazette écrivait que la mine ne couvrirait que 20 km2, soit 0,04% de la Réserve.

Vers la disparition des Bushmen

Le prospectus officiel assure également qu’il « n’est pas nécessaire de reloger des personnes qui vivent à 200 km de là ». En réalité, aucune des communautés bushmen, dont les membres ont été expulsés en 2002, ne se trouve à plus de 115 km du site de la future mine et plusieurs en sont bien plus proches. L’une d’entre elles, Gope, se trouve sur le lieu même de la mine.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : « Bien que De Beers affirme le contraire, nous pensons que l’activité minière dans la Réserve se précise. Avant que ne débute la campagne de Survival en faveur des Bushmen, De Beers et le gouvernement ne cachaient pas leur projet d’activité minière. Leur discours a changé en 2002 lorsqu’il nous a été affirmé que le gisement n’était pas ‘économiquement viable’. Cet argument n’a plus cours aujourd’hui et on nous annonce même que 10% de la Réserve seraient concernés en cas d’exploitation minière. Nous estimons que la question porte aujourd’hui non seulement sur la destruction des Bushmen mais également sur celle d’une grande partie de l’une des plus importantes réserves naturelles africaines ».

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Magali Rubino 33 (0)1 42 41 44 10

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