L’affaire remonte à août 2009. Angèle Aimée Djeumo Kahenou n’a que 19 ans mais elle est déjà la capitaine de son équipe, Franck Rohliceck de Douala (D1). Au cours de la cérémonie qui clôture la finale de la Coupe, la jeune joueuse a tenté de remettre une lettre au président de la République, Paul Biya. Son geste est sur­pris par le pro­to­cole, qui l’écarte bru­ta­le­ment des rangs et ar­rache le pli fermé, raconte la presse locale. Une lettre qui présentait simplement l’état de délabrement dans lequel est plongé le football féminin au Cameroun. Près d’un an plus tard, la sanction est tombée: celle que l’on surnomme « Puyol », du nom du défenseur du FC Barcelone, écope de cinq matches de suspension. Eloundou Bessala, son président, reconnu comme l’auteur de la correspondance, écope de deux ans de suspension. Une me­sure conser­va­toire face à un acte que l’ins­tance consi­dère comme « d’une ex­trême gra­vi­té », posé par une foot­bal­leuse « ins­tru­men­ta­li­sée », « ma­ni­pu­lée ».