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A moins d’un match nul dans l’autre rencontre qui pourrait faire leurs affaires, le Cameroun et le Gabon s’apprêtent à disputer une véritable « finale » ce dimanche dans le groupe A de la CAN 2017. Pour échapper à l’élimination, les Panthères, hôtes de la compétition, sont quasiment obligées de s’imposer face au voisin qui peut se contenter d’un nul.


1994. C’est peut-être la date sur laquelle s’appuiera le sélectionneur du Gabon, José Antonio Camacho, au moment d’effectuer sa causerie avant la décisive 3e journée du groupe A de la CAN 2017 face au Cameroun ce dimanche à 19h GMT (20h à Paris). En effet, depuis la Tunisie en 1994, le pays-hôte d’une CAN est toujours parvenu à sortir de la phase de groupes. Et si les Panthères ne veulent pas dépoussiérer cette statistique, elles doivent impérativement s’imposer face au voisin camerounais ce dimanche dans leur stade de l’Amitié sino-gabonaise de Libreville. A moins de se contenter d’un point en misant sur un hypothétique match nul entre le Burkina Faso et la Guinée Bissau dans l’autre rencontre du groupe (même dans ce cas, il faudrait marquer plus que les Etalons pour échapper au tirage au sort).

Et malheureusement pour le pays-hôte, sa mission s’annonce très compliquée. D’abord parce que le Cameroun, même sans ses stars, a jusqu’à présent affiché le visage le plus séduisant dans ce groupe et qu’il a encore besoin d’un point pour valider son billet. Ensuite parce que les locaux sont privés du latéral gauche Johann Obiang et des milieux de terrain Merlin Tandjigora et Mario Lemina qui sont tous forfaits jusqu’à la fin de la CAN. Décevants lors de leurs deux premières sorties contre la Guinée Bissau et le Burkina Faso (deux 1-1), les coéquipiers de Pierre-Emerick Aubameyang, auteur des deux petits buts inscrits par le Gabon, devront surtout surmonter la pression qui risque d’être encore plus grande ce soir, surtout après la visite du président Ali Bongo à l’entraînement samedi.

« Une Panthère blessée peut être dangereuse« 

« On a compris que les attentes sont très élevées par rapport au pays, on sait que l’on n’a pas le choix, on ira avec toutes nos armes pour gagner. Ce n’est pas une pression, c’est plus un ressenti. On est conscient que c’est un match quitte ou double, une première finale« , a glissé le portier Didier Ovono devant la presse. « La Panthère n’est pas morte. Elle est juste blessée. Et on sait comment une Panthère blessée peut être dangereuse. On ne redoute rien chez les Lions. Ça va se jouer balle au pied. »

Côté camerounais, malgré la position favorable, la motivation sera là aussi, le sélectionneur Hugo Broos ayant signifié qu’il souhaite absolument terminer premier pour éviter le Sénégal, assuré de terminer en tête du groupe B, en quart de finale. Suprématie régionale oblige, les duels s’annoncent âpres. « On sait tous que c’est le pays organisateur, il y a toute une nation derrière qui va les pousser c’est vrai. On ne doit pas non plus paniquer par rapport à eux, c’est un match de foot, un match d’hommes« , a affirmé le milieu de terrain Sébastien Siani devant la presse. Il va y avoir des étincelles !

 Le Cameroun qualifié si :

Il ne perd pas;

Il perd mais le Burkina Faso ne gagne pas dans l’autre match du groupe.

 Le Gabon qualifié si :

Il bat le Cameroun;

Il fait match nul mais le Burkina Faso et la Guinée Bissau aussi, tout en marquant plus de buts que les Etalons.

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