C’est le grand jour ! Ce vendredi, le stade international du Caire accueille le match d’ouverture de la CAN 2019, la 32e du nom, entre l’Egypte, pays-hôte, et le Zimbabwe (coup d’envoi à 22h heure locale et en France, soit 20h GMT). Cette compétition va être marquée par plusieurs nouveautés.

La première CAN en juin-juillet

La programmation de la CAN en janvier-février représentait un marqueur identitaire fort de cette compétition, mais les difficultés générées en club chez les joueurs, avec des employeurs qui mettaient la pression pour ne pas avoir à les libérer en pleine saison, a fini par avoir raison de cette spécificité.

C’est en juillet 2017 que le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a officiellement entériné le passage de la CAN en juin-juillet (un terme que l’on préférera à celui d’été car comme le président de la CAF, Ahmad, l’a rappelé jeudi en conférence de presse : «heureux que cette CAN se joue désormais en juin. Je ne dis pas l’été car chez moi à Madagascar c’est l’hiver. L’Afrique c’est la diversité»).

Rappelons que cette CAN devait à l’origine se jouer au Cameroun mais la CAF l’a retirée au tenant du titre en novembre 2018 pour des raisons de retard dans les travaux, avant de la réattribuer à l’Egypte en janvier 2019.

La première CAN à 24

A l’instar de l’UEFA avec l’Euro et de la FIFA avec la Coupe du monde, la CAF a tenu à élargir le nombre de participants en le faisant passer de 16, comme c’était le cas depuis 1996, à 24. L’idée étant de favoriser une hausse du niveau global, c’est du moins ce qui est espéré… Par conséquent, on aura droit pour la première fois à des 8es de finale. Outre les deux premiers, les 4 meilleurs 3es parmi les 6 groupes seront également qualifiés.

Trois petits nouveaux

En raison notamment de l’élargissement à 24, mais aussi grâce à leurs propres performances, on aura la chance de découvrir cette année trois petits nouveaux qui vont découvrir la compétition : le Burundi de Saido Berahino, Madagascar de Faneva Andriatsima et la Mauritanie de Corentin Martins. Hasard du tirage : Madagascar et le Burundi sont tombés dans le même groupe B aux côtés du Nigeria et de la Guinée. Avec les places réservées aux meilleurs 3es, tout est envisageable !

La VAR s’invite… mais pas pour tout de suite

Dans la lignée de ce qui se fait ailleurs, la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage) sera utilisée pour la première fois durant cette CAN. Mais seulement à partir des quarts de finale. «C’est une mesure de prudence. Quand vous voyez les différents pays qui utilisent la VAR, ils ne se précipitent pas d’aller dès le début. C’est une technologie que beaucoup de gens n’utilisent totalement pas encore», a justifié le président Ahmad.

Pour rappel, la VAR a été utilisée lors des deux dernières finales de la Ligue des champions africaine, avec à chaque fois son lot de polémiques à la clé, le summum étant atteint en début de mois lorsque cette technologie n’a pas fonctionné lors de la manche retour. Espérons que cette fois tout se déroulera sans couac…