Au terme d’un mois de compétition marqué par de nombreuses surprises et le sacre de l’Algérie vendredi en finale face au Sénégal (1-0), la rédaction d’Afrik-Foot s’est réunie pour établir son équipe-type de la CAN 2019, composée de six champions d’Afrique algériens, quatre malheureux finalistes sénégalais et un Nigérian.

Raïs M’Bolhi (gardien, Algérie)

Pas toujours très sollicité, le gardien des Fennecs a su répondre présent lorsque les adversaires poussaient lors des derniers matchs en réalisant des arrêts importants et il a signé une bonne finale, la CAF l’ayant même désigné homme du match. Une bonne impression confortée par ses stats : 5 clean sheets, 16 arrêts (meilleur total de la CAN à égalité avec l’Egyptien Mohamed El-Shenawy) et seulement 2 buts encaissés.

Lamine Gassama (latéral droit, Sénégal)

La surprise du chef ! Remplaçant lors des deux premiers matchs, le latéral droit de Göztepe a ensuite pris le pouvoir au détriment du jeune Moussa Wagué dans le couloir droit pour ne plus lâcher sa place. Globalement solide défensivement, l’ancien Lorientais s’est surtout distingué par son apport offensif (2 passes décisives), lui qui a par exemple obtenu la faute qui amène le coup franc décisif contre la Tunisie en demies (1-0 a.p.). Nous l’avons préféré à l’Algérien Youcef Atal, dont la compétition s’est malheureusement arrêtée dès les quarts de finale suite à une fracture de la clavicule.

Aïssa Mandi (défenseur central, Algérie)

Il y a quelques mois encore, son positionnement en sélection faisait encore débat et certains doutaient de sa capacité à performer dans une défense à deux axiaux. La CAN lui a permis d’apporter des réponses claires sur tous ces points. Avec lui en couverture et le plus rugueux Benlamri au contact dans les duels, les Fennecs ont réussi à bâtir une paire complémentaire qui n’a cédé qu’à deux reprises en 7 matchs, notamment sur un penalty sévère consécutif à une main involontaire du joueur du Betis Séville.

Kalidou Koulibaly (défenseur central, Sénégal)

En finale, le Sénégal n’aura pas tenu plus de 79 secondes sans lui… C’est dire l’importance du défenseur central de Naples, considéré comme une référence à son poste, dans le collectif d’Aliou Cissé. Auteur d’interventions tranchantes et dominateur dans les duels aériens, l’ancien Messin s’est également distingué par ses sorties de balle propres. Une CAN où son seul tort aura été d’écoper d’une suspension sévère pour la finale…

Youssouf Sabaly (latéral gauche, Sénégal)

Possiblement sur le départ cet été à Bordeaux, le latéral polyvalent a marqué beaucoup de points en Egypte. Toujours souverain dans son couloir gauche, il n’a eu de cesse de multiplier les montées pour combiner avec Mané et semer la zizanie dans les défenses adverses. Malheureusement, il est droitier et cela lui a posé des problèmes à chaque match au moment de centrer.

Ismaël Bennacer (milieu de terrain, Algérie)

Propulsé titulaire à seulement 21 ans, l’Algérien a été non seulement la révélation de cette CAN, mais également le meilleur joueur de la compétition ! Complet, le futur joueur du Milan AC s’est d’abord distingué par son volume de jeu, mais aussi par ses interceptions et sa vision du jeu. Il termine co-meilleur passeur de la compétition (3 assists) ex-aequo avec l’Ivoirien Franck Kessié.

Adlène Guedioura (milieu de terrain, Algérie)

On a longuement hésité avec Idrissa Gueye, qui avait notamment inscrit le but décisif en quart face au Bénin (1-0), mais le Sénégalais a tout de même été en dedans lors des deux derniers matchs et nous avons privilégié le travail de l’ombre du Fennec, à son avantage en finale et dont le gros abattage à la récupération a permis d’équilibrer l’équipe algérienne. La technique n’est pas son point fort mais cela ne l’a pas empêché de se distinguer également par quelques belles ouvertures tout au long du tournoi.

Riyad Mahrez (ailier, Algérie)

Son coup franc victorieux à la 94e minute de la demi-finale contre le Nigeria (2-1) a fait de lui le héros de l’Algérie. Même s’il a été énorme sur ce match, il est vrai que l’ailier de Manchester City a parfois manqué de régularité mais il affiche un bilan très correct de 3 buts et son implication défensive a fait plaisir à voir, à l’image de sa finale.

Sadio Mané (ailier, Sénégal)

Malgré un bilan statistiques à son avantage (3 buts, une passe décisive), tout n’a pas été rose pour lui dans cette CAN, à l’image de ses deux échecs sur penalty. Suspendu contre la Tanzanie, pas en réussite lors de ses deux matchs contre l’Algérie et trop timide contre la Tunisie, le Lion parvient tout de même à assurer sa présence dans cette équipe grâce à sa faculté à faire des différences et à combiner avec ses partenaires comme on l’a vu contre le Kenya, l’Ouganda et le Bénin.

Youcef Belaïli (ailier, Algérie)

Très régulier, l’ailier revenu de nulle part (il avait été suspendu 2 ans pour avoir consommé de la cocaïne en 2015) aura été l’un des meilleurs joueurs de cette CAN. Son coffre, son aisance technique et sa complicité avec Baghdad Bounedjah ont fait des ravages, d’autant qu’il n’a pas hésité à prendre sa chance (2 buts). De quoi largement justifier le choix fort de Djamel Belmadi qui lui a fait une place de titulaire en reléguant Yacine Brahimi sur le banc.

Odion Ighalo (attaquant, Nigeria)

Déjà meilleur buteur des éliminatoires, l’avant-centre du Shanghai Shenhua a su faire parler son côté « tueur » pour s’imposer également comme le meilleur buteur de cette CAN (5 buts). Sa participation dans le jeu a parfois laissé à désirer mais il a rapporté gros à son équipe, à l’image de son but décisif lors du premier match contre le Burundi (1-0) puis lors de la petite finale contre la Tunisie (1-0), ou encore de sa prestation XXL (doublé, une passe décisive) qui a permis aux Super Eagles de se défaire du tenant camerounais (3-2) en 8es de finale.

L’équipe-type d’Afrik-Foot de la CAN 2019