Hôte du symposium de la CAF qui a débuté ce mardi, le Maroc espère que ce rassemblement va déboucher sur un changement du format de la CAN afin de pourquoi pas récupérer l’organisation de l’édition 2019 au détriment du Cameroun, en retard dans la construction des infrastructures.


Après l’Algérie, le Maroc se dit également prêt à remplacer le Cameroun en tant que pays-hôte de la CAN 2019. Le pays des Lions Indomptables accuse de sérieux retards dans la construction des infrastructures, même si la CAF n’a pour l’heure absolument pas évoqué une possible délocalisation. Mais le symposium de l’instance panafricaine, qui se tient actuellement à Rabat, pourrait rebattre les cartes notamment si le format de la compétition venait à changer (passage de 16 à 24 qualifiés par exemple).

« Le symposium va trancher par rapport au cahier de charges et à l’organisation de la CAN d’une manière générale. Les conclusions de ce panel vont concerner l’édition 2019. Le Cameroun devait l’organiser dans un ancien format. Le Cameroun sera-t-il capable de remplir les nouveaux cahiers des charges, nous le saurons dans les prochains jours. En cas de non capacité, l’ouverture à la candidature d’autres pays sera annoncée. Le Maroc sera dans la course« , a lancé le président de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, au journal L’Economiste.

« Le Maroc n’hésitera pas une seconde à répondre favorablement à une doléance de la CAF pour abriter cette CAN. D’ailleurs en 2015, à cause de l’épidémie Ebola, le management camerounais nous a privés de l’organisation de cette compétition. En 2019, nous remplacerons le Cameroun pour accueillir la CAN. C’est la revanche de l’histoire. » Côté camerounais, la riposte s’organise et le ministre des Sports et de l’éducation physique, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, organise une conférence de presse ce mardi pour tenter de mettre fin aux spéculations.