C’est une véritable bombe que le président de la FIFA, Gianni Infantino, a lâché le 1er février en plaidant pour le passage à la CAN tous les 4 ans, contre 2 actuellement. Si beaucoup de voix se sont élevées pour s’opposer à cette suggestion, de son côté, la Fédération algérienne de football (FAF) s’est clairement montrée favorable à cette proposition par l’intermédiaire de son président, Kheïreddine Zetchi.

«La CAN tous les deux ans, pour moi, c’est une sorte d’échec pour cette compétition. La véritable raison est que cette CAN est un gouffre financier pour les pays organisateurs. On voit très souvent une compétition sans public mis à part les matchs qui concernent le pays hôte ou les matchs à partir des quarts de finale. Sur le plan économique c’est très limité», a d’abord souligné le dirigeant pour FAF TV.

Les propositions de Zetchi

«Je suis d’avis d’organiser la CAN tous les 4 ans et je l’ai déjà dit avant à la Radio Algérienne. On est pour une CAN tous les quatre ans à condition que le cahier des charges soit plus exigeant que ce qu’il est aujourd’hui», a poursuivi l’Algérien tout en émettant quelques propositions supplémentaires : «En cas de passage de cette compétition à une périodicité de tous les quatre ans, je propose qu’elle ne se joue pas une année où se tient une autre compétition majeure comme la Coupe du monde ou l’Euro. Comme ça, la CAN deviendra le grand événement majeur de l’année en question, ce qui va rapporter beaucoup plus à la Confédération Africaine de Football et donnera plus de temps au pays organisateur pour bien préparer sa compétition.»

Pour lutter contre la faible affluence dans les stades, Zetchi propose «des liaisons aériennes à coût économique entre le pays organisateur et les pays qualifiés, afin de faciliter leur déplacement. L’impact serait également positif pour l’économie du pays organisateur.» En rarifiant la CAN, l’engouement pour la compétition sera-t-il vraiment plus important ? Comme Infantino, Zetchi en est visiblement persuadé.

L’intervention de Zetchi en intégralité