« Les armes vont continuer à parler » dans l’enclave angolaise de Cabinda, a menacé dimanche Rodrigues Mingas, responsable du groupe séparatiste qui a revendiqué l’attaque mortelle contre la délégation du Togo à la Coupe d’Afrique des Nations. « Nous sommes en guerre et tous les coups sont permis », a estimé le secrétaire général des Forces de Libération de l’Etat du Cabinda/Position Militaire (Flec-PM). Le militant indépendantiste, qui vit en exil en France, regrette « la mort d’êtres humains » mais renvoie la responsabilité à la Confédération africaine de football (CAF) et son président Issa Hyatou. « Nous avons écrit, deux mois avant la CAN, à M. Issa Hyatou pour l’avertir que nous étions en guerre. Celui-ci n’a pas voulu prendre nos avertissements en considération », accuse-t-il. « Ca va continuer parce que le pays est en guerre, parce que M. Hayatou s’entête » et a décidé de maintenir les matches au Cabinda, poursuit-il. « Les armes vont continuer à parler ».