Au terme d’un match insipide sur une pelouse impraticable, le Rwanda a supplanté le Burkina Faso, au stade Amahoro de Kigali, en match d’ouverture de la CAN des moins de 17 ans. En seconde partie, l’Egypte en a fait autant avec le Sénégal au cours d’une partie de football enlevée.


Autant on voudrait rapidement oublier l’insipide Burkina-Rwanda, autant on aurait aimé que l’excellent Sénégal-Egypte se prolongeât à jamais. Pour la première journée de compétition dans le groupe A, on est passé en l’espace de deux rencontres, de l’enfer au paradis.

Au terme d’un match insipide sur une pelouse rendue impraticable par la pluie diluvienne tombée sur Kigali, les Amavoubi cadets du Rwanda, ont réussi un historique exploit. Pour une première en championnat d’Afrique des moins de 17 ans, devant leur public du stade Amahoro de Kigali, ils se sont offerts les Étalons du Burkina comme plat d’entrée à la compétition. Grâce à un doublé (2e et 46e minute de jeu) de l’efficace Usenguimana Tibingana, contre un but de Fayssal Ouédraogo (54e minute) suite à pénalty généreux, ils ont désillusionné des Etalons méconnaissables. Les sabots englués dans le champ de patate du Amahoro Stadium, les Etalons n’ont pu développer aucune phase de jeu. Ce soir Bertrand Traoré et ses camarades ont sombré sans gloire.

L’inoubliable Sénégal-Egypte

À l’opposé de l’ennuyant Burkina-Rwanda, la rencontre Sénégal-Egypte fut un régal. Sur le bourbier qui tient lieu de pelouse au Amahoro Stadium, Egyptiens et Sénégalais ont fait montre d’une telle aisance technique que l’on se demande ce qu’il en aurait été si le match se disputait dans de bonnes conditions. Belles circulations de la balle, occupation rationnelle du terrain, renversement du jeu sur les côtés, toute la panoplie du jeu moderne est déroulé. Et ce sont les Sénégalais qui sont les premiers à concrétiser leurs occasions de buts. Alors que deux minutes plutôt, il manquait un but tout fait par empressement, Ibrahima Ndiaye, sur une passe en profondeur, devance ses deux gardes du corps et plante le premier but aux Egyptiens à la 20e minute de jeu. Malgré des possibilités de part et d’autres, les Lionceaux iront à la pause avec cet avantage au score.

En deuxième période, les Egyptiens haussent leur niveau de jeu au point d’être des Pharaons… séniors. Mais cadets ou seniors, les Pharaons restent les Pharaons. Un jeu invariablement plaisant mais surtout d’une redoutable efficacité. Partie du milieu de terrain, une très belle combinaison jouée en triangle est conclue par un tir repoussé par le gardien sénégalais. La balle échoie dans les pieds de Mahmoud Abdel Momen qui n’a plus qu’à la pousser au fond des filets à la 66e minute. 1 à 1. Les Sénégalais accusent le coup et semblent se contenter du nul. Les Egyptiens eux veulent des trois points. A 8 mn de la fin du temps règlementaire, Mohamed Rachad, exploite une balle en profondeur pour fixer son vis à vis avant d’expédier d’une frappe sourde le cuir dans les buts sénégalais. Les protégés de Bocounta Cissé, le coach sénégalais, ne se relèveront jamais de ce coup de massue.

Ainsi Rwandais et Egyptiens s’emparent des commandes du groupe A. Et leur confrontation du mardi 11 janvier, s’annonce déjà explosive, alors que Burkinabè et Sénégalais, tenteront de se relancer dans une compétition où ils semblent plus que mal partis. D’ici là, on suivra ce dimanche, au Umunganda Stadium de Gisenyi, dans le groupe B, en deuxième partie le choc Côte d’Ivoire-Mali. Plutôt dans la soirée, le Congo défiera le champion sortant gambien.