Bien des joueurs évoluant dans le championnat français étaient appelés par leur pays cette semaine pour disputer les qualifications au Mondial 2002. Certains ont obéi, d’autres pas.


Serait-il plus difficile de régler les calendriers footballistiques internationaux que d’accorder les emplois du temps d’un lycée, ou d’harmoniser des correspondances ferroviaires ? Il faut croire que oui, tant le problème ridicule des calendriers FIFA et nationaux semble impossible à régler, depuis toutes ces années qu’on en parle. Après le dilemme de la Coupe d’Afrique des Nations en janvier et février, c’est maintenant le premier tour des qualifications à la Coupe du Monde de 2002 qui vient empoisonner la vie des meilleurs footballeurs africains évoluant dans le championnat de France de football et dans la coupe UEFA – dans le cas de Lens, unique survivant hexagonal des coupes d’Europe.

Certains choisissent le maillot du club, d’autres celui de leur pays mais pour tous, la règle d’or semble celle du silence, comme souvent dans foot. Les Nigérians Jay-Jay Okocha et Godwin Okpara, le Sénégalais Alliou Cissé ont-ils subi des pressions de la part du PSG pour décliner la convocation de leur équipe nationale ? Seul à répondre, le directeur général du club parisien, Jean-Luc Lamarche, a déclaré à l’AFP que ces trois joueurs  » sont bien décidés à rester en France et ont demandé, à titre individuel, à être dispensés de sélection.  »

La FIFA prévoit, sur demande des fédérations, d’empêcher ceux qui refusent une sélection nationale de jouer avec leur club. Qu’en sera-t-il pour ces trois-là ? A Marseille, le club a passé un accord avec la fédération ivoirienne pour obtenir la dispense d’Ibrahima Bakayoko. En revanche, le Sud-Africain Pierre Issa a délaissé quelques jours l’OM pour rejoindre son équipe nationale.