Au moment où le monde a désormais les yeux tournés vers les quarts de finale de la Coupe du monde de la FIFA 2010, la FIFA entend bien profiter à nouveaux de cette opportunité pour délivrer un message fort contre le racisme et toute forme de discrimination grâce au soutien total des équipes encore en lice dans la compétition. Les 2 et 3 juillet, lors de chaque quart de finale, les capitaines des équipes liront une charte condamnant et rejetant la discrimination dans le football et dans la société devant des centaines de millions de téléspectateurs du monde entier. Les équipes et les officiels de match poseront ensemble, dans le cadre du protocole officiel d’avant-match, derrière une bannière qui portera le message sans équivoque « Say no to racism ».


Depuis 2001 et la charte contre le racisme signée lors du Congrès Extraordinaire de la FIFA à Buenos Aires, la FIFA organise chaque année les Journées contre la discrimination pendant une de ses compétitions. Bien que le rejet de toute forme de discrimination doive s’appliquer toute l’année, les Journées de la FIFA contre la discrimination donnent à la famille du football l’opportunité de se réunir et de condamner ce fléau de la société à travers le monde entier.

Citations :

« Utiliser nos compétitions afin de sensibiliser les gens aux questions sociales les plus urgentes de notre époque fait partie de notre responsabilité sociale. La voix des joueurs nous aide à condamner plus efficacement ce fléau et à amplifier l’appel à la solidarité, au respect et au fair-play, qui sont les valeurs fondamentales de notre sport », a expliqué le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter.

Comme l’a déclaré l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, « le sport peut générer de l’espoir là où il n’y avait que désespoir. Il est plus puissant que les gouvernements dans la lutte contre les barrières raciales. Il ris au nez des discriminations sociales. La Coupe du Monde de la FIFA 2010 a redonné à l’Afrique du Sud et au monde un nouvel esprit d’unité, et a permis à chacun de redécouvrir cette humanité commune. »

« Cette compétition a rapproché le peuple sud-africain, qui peut désormais bâtir sur les idéaux que veut léguer Nelson Mandela à ce pays. Même si ce projet ne peut résoudre ce problème à lui seul, il délivre un message clair qu’il ne doit y avoir aucune tolérance pour la discrimination, quelle qu’elle soit », a déclaré Tokyo Sexwale, ministre sud-africain de l’Urbanisme, activiste des Droits de l’Homme et membre de la Commission de Fair-play et de Responsabilité sociale de la FIFA.

« Si toutes les parties impliquées dans le football s’unissent pour condamner la discrimination en agissant, l’espoir de la voir disparaître du sport existe. Énormément de progrès ont été réalisés ces dernières années, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. La Journée contre la discrimination organisée pendant la Coupe du Monde de la FIFA illustre parfaitement le rejet du racisme par les joueurs et leur volonté de le combattre », a déclaré Anthony Baffoe, ancien footballeur ghanéen et deuxième africain à avoir évolué en Bundesliga allemande.

Source Fifa