Le 11 juin, dans un mois jour pour jour, la Coupe du monde de football débutera. Mais où en est l’Afrique du Sud, pays hôte de l’événement sportif le plus médiatisé du monde? A J-30, la nation arc-en-ciel peaufine les derniers détails pour faire de la première édition africaine de la Coupe du monde un succès.


La Coupe du monde, c’est déjà parti ! A un mois du coup d’envoi de la fête du football, organisée pour la première fois en Afrique, le monde a déjà la tête tournée vers l’Afrique du Sud. Les listes des 23 de chaque nation qualifiée sont en train de tomber, les premiers supporters ont déjà leurs billets… Le pays hôte, de son côté, achève les derniers préparatifs.

 Les stades
Rien à voir avec la Coupe d’Afrique en Angola où, à deux mois du début de la compétition, la toiture du stade de Luanda n’était même pas posée. Que ce soit à Johannesburg, Pretoria, Durban, le Cap, Port Elizabeth, Polokwane ou encore, Bloemfontein, tous les travaux sont bel et bien terminés, même si quelques détails mineurs sont encore finir, à l’instar des luxueuses loges du magnifique Green Point Stadium au Cap. Seule interrogation, le taux de remplissage, qui devrait avoisiner les 95%, selon Jérôme Valcke, le secrétaire général de la FIFA. Beaucoup moins, selon des prévisions plus réalistes. La faute à une mauvaise gestion de la vente des billets.

 L’ambiance
D’une manière générale, le peuple sud-africain semble enthousiaste à l’idée de recevoir le Mondial, comme il l’avait été en 1995 pour la Coupe du monde de rugby. Le vendredi, c’est « Soccer Friday » : sur une idée du président Zuma, chaque habitant doit porter sur lui ou afficher les couleurs de la nation arc-en-ciel. Impossible d’échapper à la Coupe du monde: publicité, télévision, radios, journaux… Le ballon rond est partout.

 La sécurité
Pays le plus dangereux du monde, l’Afrique du Sud inquiète. Pourtant, à en croire les rapports sur place, pas de crainte à avoir. Ainsi, Vishnu Naidu, porte-parole de la police nationale, se montre rassurant et estime que l’insécurité en Afrique du Sud « n’est ni plus ni moins importante que dans les principales métropoles mondiales. Tous les efforts sont faits pour offrir aux visiteurs une Coupe du monde sûre. » D’autant que le légendaire quartier de Soweto cherche à faire peau neuve en multipliant les opérations visant à mettre en lumière sa tranquillité. Pour un événement planétaire, le risque zéro n’existe évidemment pas. Mais la FIFA est confiante, comme l’a rappelé Sepp Blatter, son président, le mois dernier.

 Les transports
C’est là que le bas blesse. « A Johannesburg et au Cap, les deux plus grandes métropoles sud-africaines, on ne compte plus les rues, routes et autoroutes en chantier. Le trafic y est difficile, voire infernal aux heures de pointe, d’autant que les distances de trajet peuvent être très longues. Enfin, les transports en commun dans les grandes agglomérations donnent lieu à un violent bras de fer entre les municipalités et le lobby des taxis collectifs », explique un reporter de RMC. Au niveau des aéroports cependant, pas de problème. L’Afrique du Sud est habituée à gérer des grands flux de voyageurs et compte, avec Johannesburg, le plus grand aéroport d’Afrique.

 Les Bafana Bafana
Après deux longs stages de préparation au Brésil puis en Allemagne, la sélection nationale est rentrée au pays. Poussée par 50 millions de supporters, la troupe de Carlos Alberto Parreira a une pression énorme sur les épaules. Après des matches amicaux mi-figue mi-raisin, les Bafana Bafana ont encore quatre oppositions avant le match d’ouverture, le 11 juin, face au Mexique. Le coach brésilien a assuré que ses joueurs sont prêts physiquement mais a avoué craindre « des soucis tactiques et techniques ».