La furie Roja va débarquer sur l’Afrique du Sud! Le temps de se rôder dans un groupe G à sa portée et on passera aux choses sérieuses. Derrière une Espagne apparemment intouchable, Suisse et Chili se disputent le deuxième billet qualificatif, qui paraît hors de portée du petit Honduras. A moins que…


Dans un groupe à forte consonance hispanophone, la Suisse joue les intrus dans cette poule qui semble promis à l’Espagne. A moins que le Honduras et le Chili ne viennent troubler la route tranquille qui est tracée pour la Roja.

Car l’Espagne se pose en grand favori de cette Coupe du monde africaine. Invaincus depuis 2006 (hormis la demi-finale de la Coupe des confédérations face aux Etats-Unis), les hommes de Vicente del Bosque, champions d’Europe en titre, veulent vaincre le signe indien dans une compétition qui ne leur réussi jamais. Avec une campagne qualificative menée de bout en bout (10 matches, 10 victoires) et du talent dans toutes les lignes, tous les voyants sont au vert pour la Roja. Torres, Iniesta, Fabregas, Casillas, Puyol, Sergio Ramos, Silva, Villa, Mata… ont de quoi faire des étincelles en Afrique du Sud. Toque, passes et ouvertures des espaces, les Espagnols, disposés en 4-1-4-1, sont les rois du beau jeu et comptent le prouver.

Autre adepte d’un jeu rapide, offensif et séduisant, le Chili aura lui aussi une carte à jouer. Les Sud-Américains peuvent espérer atteindre les huitièmes de finale, à condition de pouvoir atteindre le niveau de jeu qui à permis à l’autre Roja de ce groupe H de se qualifier à la deuxième place de la zone AmSud, derrière le Brésil mais devant l’Argentine, le Paraguay ou l’Uruguay. Marcelo Salas et Ivan Zamorano ne sont plus là mais Humberto Suazo (Saragosse) et Mark Gonzalez (CSKA Moscou) ne sont pas des manchots, bien alimentés par le génial Alexis Sanchez (Palerme) et le fantasque Matias Fernandez (Sporting). Avec l’Argentin Marcelo Bielsa aux manettes, le Chili affiche de belles promesses. Son style séduisant et son efficacité efficace en font une réelle menace pour la Suisse.

La Suisse contre les Hispanophones

Dans un style moins flamboyant, justement, la Suisse arrive en Afrique du Sud avec beaucoup d’envie. Son expérience du haut niveau va s’avérer essentielle dans la course à la deuxième place que la Nati va probablement disputer au Paraguay. Ses armes ? Alexander Frei, l’éternel blessé, et Ottmar Hitzfeld, le sélectionneur. Malgré ses coups d’arrêts, l’ancien attaquant de Rennes reste un redoutable chasseur de but dont l’activité sera précieuse aux côté du vétéran d’origine zaïroise, Blaise Nkufo (35 ans). A 61 ans, le boss de la Nati a de la Suisse dans les idées et reste l’un des plus expérimentés sélectionneur du plateau. Avec deux Ligue des Champions dans la poche (Borussia Dortmund 1997 et Bayern Munich 2001), l’Allemand va s’appuyer sur la génération montante du football helvète : Diego Benaglio (Wolfsburg), Philippe Senderos (Everton), Valon Behrami (West Ham), Gökhan Inler (Udinese) ou Eren Derdiyok (Leverkusen)…

Pour sa deuxième participation à la Coupe du monde, le Honduras va miser sur sa défense solide et… c’est tout. Meilleur défense de la zone Concacaf (11 buts encaissés), Los Catrachos ne dispose pas vraiment de grands noms, hormis David Suazo (prêté par l’Inter au Genoa) et Wilson Palacios (Tottenham). Les hommes de Reinaldo Rueda sont motivés et veulent faire oublier à tout un peuple le contexte politique difficile du pays. Leur 4-4-2 à l’ancienne ne fait rêver personne mais s’avère efficace quand il s’agit de démonter les offensives adverses. Pis, le Honduras devra se passer de deux de ses attaquants les plus efficaces, Carlo Costly (FC Vaslui) et Jerry Bengtson (CDS Vida).

 Le pronostic d’Afrik-Foot.com : 1. Espagne, 2. Suisse, 3. Paraguay, 4. Nouvelle-Zélande

 Le calendrier :

Italie-Paraguay, le 14 juin à 20h30 (Le Cap)

Nouvelle-Zélande-Slovaquie, le 15 juin à 13h30 (Rustenburg)

Italie-Nouvelle-Zélande, le 20 juin à 16h00 (Bloemfontein)

Slovaquie-Paraguay, le 20 juin à 13h30 (Nelspruit)

Paraguay-Nouvelle-Zélande, le 24 juin à 16h00 (Johannesburg)

Slovaquie-Italie, le 24 juin à 16h00 (Polokwane)