A seulement 27 ans et alors qu’il semblait en pleine force de l’âge, Naïm Sliti a effectué un choix discutable en quittant Dijon et l’Europe pour rejoindre Al-Ettifaq en Arabie Saoudite. L’international tunisien a justifié son choix dans les colonnes de L’Equipe.

«Je ne vais pas vous faire de la langue de bois. L’aspect financier n’est pas négligeable, car ce que je vais gagner là-bas est très intéressant», a d’emblée admis l’ancien Lillois. «Mais j’aurais pu gagner plus ailleurs, car il y a un club (le Dynamo Moscou) qui était intéressé par ma venue et qui était prêt à m’offrir un salaire encore plus important.» L’ailier l’assure, l’argent n’a pas été le seul paramètre pris en compte.

«Je m’attendais à des réactions sur ma volonté d’aller en Arabie saoudite. D’abord, El-Ettifaq a fait signer Oussama Haddadi et Cédric Yambéré, qui évoluaient comme moi à Dijon, et leur présence dans ce club a bien sûr pesé dans ma décision. C’est un club ambitieux, et je pense que son recrutement le prouve», a assuré l’Aigle de Carthage, tout en regrettant une forme de frilosité de la part des clubs français. «Je ne suis ni étonné, ni déçu. En Ligue 1, à part les meilleurs clubs, les joueurs qui ont un profil technique ne sont pas des priorités. J’ai l’impression qu’on pense de moins en moins à se faire plaisir. Et moi, j’ai envie de m’éclater sur un terrain. Et je pense qu’en Arabie saoudite, ce sera le cas.» C’est tout le mal qu’on peut souhaiter au dribbleur…