Un stade russe à nouveau théâtre d’incidents racistes. Lors de la rencontre entre le Torpedo Moscou et le Dynamo Moscou, le défenseur congolais Christopher Samba a refusé de prendre part à la deuxième période après avoir été victime de chants racistes de la part des supporters du Torpedo.


C’est un triste spectacle que l’on n’aimerait plus voir sur un stade de football qui s’est déroulé à Moscou le 22 septembre dernier. Au Saturn Stadium de Ramenskoe avait lieu l’un des nombreux derby moscovite entre le Torpedo et le Dynamo. Si deux buts vont être rapidement inscris aux 10e et 12e minutes, ce sont les supporters du Torpedo qui vont se faire remarquer de la pire des manières en lançant des chants racistes à l’encontre du défenseur congolais Christopher Samba.

Samba refuse de jouer

Un incident qui va faire sortir de ses gonds l’ancien joueur de Blackburn. A la mi-temps, il refusera de prendre part à la suite de la rencontre. Son entraîneur Stanislav Cherchesov le remplace alors par Douglas. Après le match, le coach explique la sortie de son défenseur central en invoquant une blessure au mollet. Mais quelques heures plus tard, le vice-président du Dynamo Moscou, Gennady Soloviev confirme les cris racistes des supporters locaux. « Je peux confirmer que Samba s’est senti offensé par les chants des fans du Torpedo et qu’il n’a pas voulu jouer la deuxième mi-temps à cause de ça. »

De son côté, le président du Torpedo Moscou Alexander Tukmanov a fait savoir qu’il n’avait entendu aucun chants racistes dans le stade. Ce qui ne l’a pas empêché d’ajouter que si le délégué du match l’avait noté dans son rapport, ce n’était pas sans raison.

Les sanctions prises par la Fédération russe pourraient être assez conséquentes. La commission de discipline de la RFU se prononcera jeudi au plus tard et devrait annoncer la suspension du stade ou le déroulement des prochains matchs sans supporters du Torpedo.

Un mal récurrent

Ce n’est pas la première fois que la Russie se fait remarquer pour le comportement raciste de ses spectateurs. Christopher Samba avait d’ailleurs déjà été victime d’acte raciste lorsqu’il évoluait à l’Anzhi Makhachkala. En 2012, lors d’un match contre le Lokomotiv Moscou, il avait reçu une banane alors qu’il quittait la pelouse.

Ses coéquipiers de l’époque Roberto Carlos et Samuel Eto’o avaient eux même été victimes de cris de singe et de jets de bananes. Dernier cas en date l’année dernière. Le stade du CSKA Moscou avait été partiellement fermé après que les fans du club moscovite aient lancé des cris de singe en direction de l’Ivoirien Yaya Touré. Un problème de racisme récurrent qu’il faudra stopper avant 2018. La Russie accueillera alors la Coupe du monde…