Rien ne va plus pour football égyptien. Si les Pharaons d’Hassan Shehata dominent l’Afrique, les clubs égyptiens sont à la peine. Violence, dopage et maintenant grève, c’est la soupe à la grimace de ce côté-ci du Nil.


Les Dervishes ne tournent plus. Emad Soliman, le coach du triple champion d’Egypte, Ismaily SC, s’est senti bien seul ce mardi matin sur le terrain d’entraînement lorsque ses joueurs ne se sont pas présentés à l’échauffement, comme l’avoue le site officiel du club.

Et cette solitude risque de durer un moment. Du moins jusqu’à ce que le troisième club le plus supporté d’Egypte se décide à payer ses joueurs. A en croire FilGoal, c’est la vieille garde qui serait à l’origine de la grève. « Nous refusons de nous entraîner à cause des retards de payement », a expliqué un joueur.

Un club de légende aux poches trouées

« Les vétérans d’Ismaily sont ceux qui ont pris cette décision, poursuit-il. Et le reste du groupe à suivi leurs pas. Des membres du staff technique nous ont appelés pour que l’on vienne à l’entraînement mais personne n’a écouté. Tout le monde est impliqué dans la grève. »

Vainqueur de la Ligue des Champions en 1969, finaliste en 2003, Ismaily SC est un club légendaire au pays des Pharaons, au même titre qu’Al Ahly ou le Zamalek. Hosni Abd Rabo (ex-Strasbourg), Mohamed Barakat (Al Ahly), Dario Khan (international mozambicain), John Utaka (ex-Lens ou Rennes) ou Ahmed Hassan (172 sélections avec l’Egypte, 4 titres de champion d’Afrique…) sont passé par ses rangs. Mais même les légendes ont des problèmes d’argent et certains joueurs n’auraient pas reçu de salaire depuis 4 mois. Difficile à assumer pour un club qui compte deux internationaux champions d’Afrique en Angola en janvier dont le portier expérimenté, Essam al-Hadary (37 ans et 107 sélections).