Les images ont fait le tour de la planète football: Ibrahim Hassan, le directeur sportif du Zamalek, qui course l’entraîneur adjoint d’un club rival, les supporters qui jettent pierres et bouteilles sur le terrain… La Fédération égyptienne a dû intervenir pour mettre un terme au cirque.


Tout n’est pas rose chez les champions d’Afrique. Alors que l’équipe nationale domine le football africain, le championnat local est touché par les pires maux du football. Dopage, violences… Ne manque plus que la corruption.

Si l’on n’en est pas encore là, le match entre Zamalek et Police Union a une nouvelle fois donné une bien triste image du football des Pharaons. En effet, cinq mois après l’attaque du bus algérien, le monde du ballon du rond égyptien s’est fait remarquer par son penchant pour la violence.

Pendant un quart d’heure, le football a cédé sa place à un spectacle ridicule, après que les supporters des Chevaliers Blancs, se sentant floués par l’arbitrage, ont balancé pierres et bouteilles sur le terrain. L’équipe de la Police menait 1-0 jusqu’à l’égalisation de Shibakala pour le Zamalek à la 17e minute d’arrêt de jeu ! Mais le point du nul n’a pas fait pour apaiser les Cairotes et notamment Ibrahim Hassan, le directeur sportif du Zamalek (en gris sur la vidéo).

Cinq ans de suspension

Suspendu cinq ans pour avoir pêté les plombs lors d’un match régional, Ibrahim Hassan s’en est pris à l’entraîneur-adjoint de l’équipe adverse, qu’il a poursuit et roué de coups, avant d’être retenu par son frère jumeau, Hossam, également coach de son club. « Il a provoqué les fans de Zamalek en leur faisant des gestes obscènes, a tenté de se justifier Hassan à Modern Sport. Il leur a aussi craché et a insulté des membres de notre staff, y compris mon frère. » Des accusations évidemment démenties par son rival.

Samir Zaher, le président de la fédération, est bien sûr monté au créneau. « Nous n’accepterons pas de tels actes. Nous ne resterons pas silencieux sur ce qu’il s’est passé. Il nous faut rétablir le calme et la discipline. Des sanctions lourdes seront imposées sur les coupables », a-t-il expliqué à FilGoal. Bilan des opérations, Hazem Emam et Alaa Ali, deux joueurs du Zamalek impliqués dans la rixe, ont été suspendus pour huit et trois matches respectivement, en plus d’une amende. Quand à Ibrahim Hassan, il n’a plus le droit d’assister aux rencontres du Zamalek. Le club onze fois champion d’Egypte a fait appel.