Samir Zaher a retrouvé du travail: démis de ses fonctions de président de la fédération égyptienne de football, le dirigeant égyptienne a été réinstauré dans son fauteuil de patron du football des champions d’Afrique par la Cour Suprême qui annulé la décision du Conseil national des sports.


Coup de théâtre à la fédération égyptienne de football: démis de ses fonctions par le Conseil national des sports début juillet, Samir Zaher, l’ancien ex-président de l’EFA a été réhabilité.

Zaher s’était vu reprocher diverses irrégularités financières dans sa gestion de l’instance les années passées. Sa tutelle n’aurait en outre pas apprécié sa gestion des suites de l’affaire du bus algérien, caillassé au Caire en novembre dernier. Appelé à plaider la cause de son pays devant la FIFA, le dirigeant aurait caché certaines des sentences alors prises par l’instance mondiale. Peu importe, visiblement, la Cour Suprême a annulé le jugement rendu par le Conseil national des sports et Zaher a repris sa place à la tête de l’instance dirigeante du football local.

Prestige et affaires

Une nouvelle qui a été accueillie avec un certain sourire de ce côté-ci du Nil: bien que critiqué pour certaines affaires récentes, Zaher jouit d’une certaine aura, notamment grâce aux trois titres successifs des Pharaons lors des Coupes d’Afrique des Nations 2006, 2008 et 2010. De même, il jouit du soutien des clubs qui ont vu les revenus des droits TV progresser de manière exponentielle sous son règne.

Dans le reste de l’Afrique, et notamment en Algérie, c’est l’incompréhension. Le Buteur, notamment, n’oublie pas d’évoquer le caillassage du bus de la sélection algérienne en route pour la Coupe du monde 2010. Une décision que le quotidien sportif algérien juge étonnante quand « elle intervient au lendemain des sanctions levées par l’UNAF contre les clubs égyptiens et [que] l’ex-international égyptien, Ibrahim Hassan, qui a été gracié malgré les graves dépassements dont il a été l’auteur dans un match comptant pour la Coupe de la CAF face à Béjaïa. » Peu importe, le règne de Zaher se termine bientôt: en 2011, après deux mandats consécutifs, le dirigeant égyptien ne pouvait de toute façon as se représenter.