Déjouant tous les pronostics, les coéquipiers du capitaine Paul Kessany ont infligé une gifle mémorable samedi dernier aux Blacks stars du Ghana, au stade omnisport Omar Bongo Ondimba de Libreville, devant des milliers de supporters enflammés.


Notre correspondant à Libreville

Nul ne présageait un tel triomphe peu avant le début de la rencontre. Mais au fil des minutes, le jeu déployé sans complexe par les joueurs gabonais prenait progressivement de l’ampleur. Et à quelques minutes de la fin de la première mi-temps, le redoutable Roguy Meye après plusieurs tentatives marque le premier but des Panthères.

Alors qu’on s’attendais à une réplique ghanéenne, c’est encore le Gabon qui va scorer pour la deuxième fois à la 59ème minute par Stéphane Nguema. Ce deuxième but va saper le moral des coéquipiers de Michael Essien qui se battront en vain, jusqu’à la dernière minute, sans trouver le chemin des buts face à une équipe gabonaise solidaire et homogène.

Les supporters gabonais en plein délire ont encouragé leurs idoles du jour jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre algérien Benouza Mohamed. Ce match aura été celui de la réconciliation entre les Panthères et son public même si, certains Gabonais restent encore sceptiques quant à la capacité de leur équipe nationale à garder la concentration et la rigueur nécessaires pour toujours triompher des adversaires plus aguerris.

« Les Panthères nous ont fait vraiment plaisir. Je n’ai pas eu tort d’aller au stade pour voir le match en direct. Nous étions capables de marquer plus de buts, mais nous avons fait l’essentiel. Notre équipe a été très solidaire et réaliste et si nous avons battu le Ghana qui était l’épouvantail du groupe, nous pourrons avoir facilement raison des autres équipe de notre groupe.» a déclaré Jean Pierre Beyit, un jeune supporter de l’équipe nationale.

« Je suis très content. Notre équipe nationale vient de prouver à l’opinion nationale et internationale qu’on peut encore compter sur elle. Je suis très optimiste pour l’avenir mais, il faudra qu’on laisse la direction technique faire librement son travail.» a dit pour sa part Alexis Moutsango, venu du Cap Estérias (30 km au nord de Libreville) pour assister à cette deuxième rencontre des Panthères comptant pour les éliminatoires jumelées de la CAN/CM 2010.

Avec ce match gagné, le Gabon peut désormais espérer se maintenir dans la course pour la coupe d’Afrique des nations et la coupe du monde de football 2010. Masi, le chemin reste encore long et plein d’embuches. Le Ghana se laissera-t-il giflé, griffé et humilié à domicile le week-end prochain par les panthères ? A Libreville, on espère bien que cela sera possible.