Les footballeurs de l’Enyimba ont remporté vendredi face à l’Ismaïlia, au Caire, la première Ligue des Champions de l’histoire du Nigeria. Victorieux 2-0 lors du match aller, les Nigérians ont fait le voyage en Egypte pour défendre et ne se sont incliné que d’un but (1-0), à l’issue d’un match émaillé de fautes.


Trente-cinq ans que les Nigerians attendaient une victoire dans une compétition africaine de clubs. Et ce sont les footballeurs de l’Enyimba qui l’ont fait, vendredi, en remportant la plus prestigieuse d’entre elles, la Ligue des Champions. Le club de la ville d’Aba avait remporté le match aller, le 30 novembre dernier, sur le score de 2 buts à 0. Ses joueurs se sont souvenu avoir encaissé un sévère 6-1 face à leur adversaire égyptien, durant les matchs de poule, et sont venus au Caire avec l’intention de défendre leur maigre avantage. Le gardien de l’Ismaïlia, Mohamed Sobhi, n’a pas eu à effectuer le moindre arrêt. Mission remplie, néanmoins, pour l’Enyimba, qui s’incline sur le score de 1-0 mais remporte la finale sur l’ensemble des deux matchs (2-1).

Les footballeurs de l’Enyimba ont réussi là où leurs compatriotes de l’Enugu Rangers, des Stationary Stores et des Iwuanyanwu Nationale ont échoué. Ils empêchent également les Egyptiens de réaliser un hat-trick, après les victoires en Ligue des Champions de Al-Ahly en 2001 et du Zamalek l’an dernier.

Des coups et des fautes

Un exploit réalisé vendredi à l’issue d’un match émaillé de fautes et de rixes entre joueurs. Le penalty inscrit à la 27ème minute par l’espoir égyptien Hosni Abd Rabbou, l’a été après plusieurs minutes de protestation des joueurs nigérians. Entre les coups portés dans le jeu et les incartades, l’arbitre seychellois de la rencontre, qui n’a distribué que cinq cartons jaunes, a dû ajouter cinq minutes de temps additionnel à la première période et onze à la seconde. Une bagarre générale a d’ailleurs éclaté au coup de sifflet final. Comme ce fut le cas l’an dernier entre le Zamalek et le Raja Casablanca (Maroc). Autre exemple navrant de la passion et de la bêtise qui flottait vendredi soir dans l’air du stade de l’Ismaïlia, la tentative d’un dirigeant égyptien de dérober le trophée afin qu’il ne soit pas remis aux vainqueurs. La remise se fera avec trente minutes de retard.

La bêtise a rapidement atteint les tribunes, où les supporters, suivant l’exemple de leurs stars préférées, ont violemment manifesté leur colère en jetant des bouteilles sur le terrain. Avant de poursuivre à l’extérieur de l’enceinte sportive.