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Le président nigérian Goodluck Jonathan a fait son mea culpa mardi via Facebook, le plus célèbre des réseaux sociaux. Après avoir suspendu les Super Eagles de toutes les compétitions internationales pendant deux ans en raison de leurs piètres performances footballistiques au Mondial, il revient sur sa décision. Les centaines de messages postés sur son « mur » Facebook l’ont convaincu d’annuler sa décision, à moins que la FIFA ne soit passée par là.


« Votre voix et celle des autres ont été entendues. » Goodluck Jonathan, le président nigérian, sait parler au peuple. Et cette phrase n’est pas sans faire penser au « Je vous ai compris » du général de Gaulle, à la différence près qu’elle n’a pas été prononcée lors d’un discours officiel mais publiée sur le mur Facebook du chef d’Etat africain.

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Dans son statut Facebook du mardi 6 juillet, le président nigérian est revenu sur sa décision d’interdire l’équipe nationale de football, de compétitions internationales deux années durant. Une équipe sanctionnée en raison d’une élimination jugée un peu rapide au premier tour du Mondial. Mais c’était sans compter les supporters des Super Eagles sur la toile. En effet coup de théâtre numérique, les messages postés par les internautes sur le wall Facebook présidentiel ont contribué à le faire changer d’avis, a déclaré Goodluck Jonathan mardi. Un revirement de situation qui a suscité pas moins de 1741 commentaires et 2323 « like », comprenez des internautes qui apprécient la mesure.

Le président, qui interpelle nommément ses « fans » Facebook, a ajouté : « J’ai reçu de la FNF [la fédération nigériane de football, NDLR] l’assurance que tous les changements nécessaires seraient apportés pour améliorer notre football », et de conclure par une exhortation à « travailler tous ensemble » pour une équipe plus forte.

Pas un mot en revanche sur Facebook de l’ultimatum lancé par la Fédération internationale de football (Fifa). Désapprouvant l’intervention politique du président, la Fifa lui avait donné jusqu’au lundi 5 juillet pour se rétracter considérant que cette affaire était du seul ressort de la FNF.
Les internautes mobilisés ne sont sans doute pas dupes du motif réel de ce changement de cap.

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