La FIFA a annoncé la suspension provisoire de Jean-Guy Blaise Mayolas et de Badji Mombo Wantete. Respectivement vice-président et secrétaire général de la Fédération congolaise de Football (Fecofoot), les deux dirigeants sont soupçonnés de « diverses infractions » au code d’éthique.


La FIFA compte bien redorer son image, sérieusement ternie depuis l’éclatement du Fifagate qui a finalement conduit à la démission de Sepp Blatter. Pour ce faire, l’instance dirigeante du ballon rond entend montrer qu’elle ne badine pas avec l’éthique.

Lundi, à la demande de Cornel Borbély, le président de la chambre d’instruction de la commission d’éthique de la FIFA, Hans-Joachim Eckert, le président de la chambre de jugement, a suspendu provisoirement Jean-Guy Blaise Mayolas et Badji Mombo Wantete, respectivement vice-président et secrétaire général de la Fédération congolaise de Football (Fecofoot), de toute activité liée au football aux niveaux national et international. L’instance indique que la suspension fait suite à une demande pour « diverses infractions au Code d’éthique de la FIFA« .

Ce texte interdit notamment la corruption, les conflits d’intérêts, d’accepter des cadeaux, de commettre des discriminations et oblige les membres de la FIFA à respecter le principe de neutralité.

La commission d’éthique de la FIFA a vu le jour en juillet 2012. Elle a été au cœur de l’actualité en septembre dernier lorsque Hans-Joachim Eckert, le président de la chambre de jugement, a jugé que le rapport remis par Michael J. Garcia sur l’attribution des Mondiaux 2018 et 2022 ne mettait en avant que des éléments de « portée très limitée« , insuffisants pour réattribuer les deux compétitions. Dénonçant cette décision, Michael J. Garcia avait démissionné de son poste de président de la chambre d’instruction. Il a été remplacé par Cornel Borbély.