Le président Kezzal a délivré ses oracles. Djadaoui tient la corde mais dirigera sans être seul maître à bord. Un Français pourrait lui être adjoint.


Omar Kezzal, président de la Fédération algérienne de football (FAF), a dévoilé avant-hier les grandes lignes de son plan de recrutement en vue d’assurer l’avenir de la sélection nationale. Les Verts affronteront, dès le 16 juin prochain, les rigueurs du tournoi qualificatif africain au Mondial 2002. L’équipe algérienne devra l’emporter au sein d’un groupe très relevé, comprenant le Maroc, l’Egypte, le Sénégal et la Namibie. L’attente était donc particulièrement forte, avant-hier à Alger, et le journal Liberté, notamment, n’a pas résisté à reproduire presque intégralement les propos du président Kezzal.

L’entraîneur Sendjak, à qui la fédération reproche de vouloir diriger l’équipe nationale depuis la France, sera remplacé. Les Verts  » ont besoin de quelqu’un qui soit ici en permanence en Algérie « , a tranché Kezzal. Pressenti un moment, Hamimi n’a finalement pas été retenu non plus.

En fait, il semble que l’on s’oriente vers la solution d’un staff technique à plusieurs têtes. Il faudra attendre dimanche 7 mai pour connaître la composition définitive de l’équipe dirigeante. Mais d’ores et déjà, le président de la FAF a manifesté sa préférence pour une troïka composée de Djadaoui, de Mecheri ou Cheradi et enfin d’un Français dont le nom n’a pas été révélé.

Un Français pour les jeunes

Djadaoui, a argumenté Omar Kezzal,  » fait l’unanimité par sa modestie, son sérieux et surtout sa compétence et [il] n’a pas cette manie de vouloir être à tout prix le patron du staff « . Reste à régler la question de sa disponibilité. Le volet financier aurait été déjà réglé. En revanche, Djadaoui demeure sous contrat avec un club tunisien jusqu’à la fin du mois et la fédération algérienne aimerait pouvoir disposer au plus vite de ses services.

Quant à l’entraîneur français, il se consacrerait plutôt à la formation des jeunes – un domaine où les critiques de la presse algérienne sont particulièrement acerbes, s’agissant tant des clubs que de la sélection.