Aucune des grandes équipes engagées dans les matches aller du tour préliminaire des qualifications africaines au Mondial 2002 n’a fait d’étincelles.


Les Aigles ont-ils encore toutes leurs plumes ? Les Lions sont-ils toujours indomptables ? Le football si inspiré des Sénégalais ne commence-t-il pas à manquer d’air ? Les Ivoiriens ont-ils perdu leur enthousiasme dans les casernes nationales ? Bref, où sont les favoris, les éternels représentants du football africain sur la scène internationale ?

On les a cherchés en vain la semaine dernière, à l’occasion des matches aller du tour préliminaire du tournoi de qualification africain à la Coupe du monde de football qui se déroulera au Japon et en Corée en 2002.

La marche des  » petits « 

Certes, tous ces favoris jouaient à l’extérieur, et les matches retour, les 21, 22 et 23 avril devraient, en principe, plus leur sourire ; certes, les pièces maîtresses de plusieurs équipes sont restées en Europe dans leur club, attendant sans doute des rendez-vous plus relevés pour endosser le maillot national. Mais au bout du compte, seuls cinq équipes africaines rejoindront le Mondial, et sur le continent, beaucoup de  » petites  » équipes sans complexes se prennent à rêver.

L’Algérie faisant match nul au Cap-Vert, imitée par le Sénégal au Bénin, par la Côte d’Ivoire au Rwanda, par la R.D.C. à Djibouti et par le Nigeria en Erythrée devront se réveiller sans délai. Pour le Mali, giflé 3 à 0 en Libye, la messe est peut-être déjà dite.

En Afrique comme ailleurs, l’échelle des valeurs footballistiques se resserre. C’est une bonne nouvelle pour le sport et sa glorieuse incertitude. Pour les favoris du continent noir, c’est une leçon à retenir d’urgence.