Le salaire de Giuseppe Dossena, le coach des Black Stars, est au-dessus des moyens du ministère. La fédération ghanéenne recherche une solution locale.


Giuseppe Dossena est un bon entraîneur de football. Sous la houlette de l’Italien, les Black Stars du Ghana se sont qualifiés pour le second tour des éliminatoires africains du Mondial 2002. Et en dépit d’une poule incluant l’ogre nigérian, les Ghanéens possèdent une chance raisonnable de faire le voyage de Séoul et de Tokyo : les Libériens, les Soudanais et les Sierra-léonais sont incontestablement à la portée de l’équipe nationale ghanéenne. Quant au Nigeria, il a toujours eu du mal à jouer le football spectaculaire de son voisin. Les Green Eagles ont encore confessé, la semaine dernière, leur inquiétude avant le prochain derby contre les Black Stars.

Seulement… seulement, Giuseppe Dossena est sur le départ. Le ministre des Sports a fait savoir au technicien italien qu’il n’était plus possible à l’Etat de lui payer ses 12 000 dollars de salaire mensuel. A Accra, on chuchote aussi que la fédération de football ne fera rien pour retenir Dossena, accusé à mots couverts d’avoir favorisé les joueurs évoluant à l’étranger dans son groupe. Selon d’autres rumeurs, Dossena serait déjà en contacts avancés avec une équipe de club européenne.

Solution nationale

Pour remplacer le coach italien, les journaux ghanéens évoquent tous le nom de Cecil Jones Attuquayefio. L’entraîneur des Hearts s’est distingué en permettant à son équipe d’enregistrer une série de quinze victoires en première division ghanéenne. On se souvient par ailleurs qu’Attuquayefio a obtenu de bons résultats avec les Black Meteors, l’équipe nationale des moins de 20 ans.