Le club nigérian de l’Enyimba a réalisé l’exploit ce dimanche, à Abuja, en remportant sa deuxième Ligue des Champions africaine de football consécutive. Une performance obtenue face à l’Etoile du Sahel et qui n’avait été réalisée qu’à une seule reprise, en 1968, par le Tout-Puissant Angelbert (Ex-Zaïre). Les Nigérians, défaits 2-1 lors du match aller, ont arraché la victoire aux tirs au but après avoir mené 2-0 dans le temps réglementaire.


La gloire, de l’argent et des terrains pour les footballeurs de l’Enyimba. Les Nigérians ont réalisé l’exploit, ce dimanche, en remportant leur seconde Ligue des champions d’Afrique d’affilée, face à l’Etoile sportive du Sahel (ESS). Menés 2-1 après la finale aller, à Sousse, ils sont venus à bout des Tunisiens aux tirs aux buts (5-4), après avoir mené 2-0 dans le temps réglementaire. En plus de la satisfaction d’avoir rejoint dans la légende le Tout-Puissant Angelbert (ex-Zaïre), seul club à avoir jamais conservé son titre, en 1968, les joueurs de la ville d’Aba auront la joie, comme leur a promis le gouverneur de l’état d’Abia en cas de victoire, d’accéder à des terrains. Une prime de 150 000 euros leur a également été promise, en cas de succès, en plus du million de dollar offert au vainqueur par la Confédération africaine de football.

« Nous n’avons pas de pétrole comme eux, au Nigeria, mais nos joueurs vont jouer en premier lieu pour les couleurs de l’Etoile et pour réussir cet événement historique », avait déclaré le coach du club tunisien en référence à cette prime. Mais l’Etoile, qui visait dimanche le seul titre africain qui manque à son palmarès, n’a pas pu faire mieux que son ennemi de l’Espérance de Tunis, également défait aux tirs aux buts par l’Enyimba en demi-finale de la prestigieuse compétition.

L’Enyimba dominateur

Tout a très bien commencé pour le club nigérian, qui a ouvert la marque sur un penalty, à la 35è minute, obtenu à l’issue d’une action confuse dans la surface, suite à un corner tiré de la droite. Les Tunisiens ont trois minutes durant protesté la main sifflée par l’arbitre, refusant de quitter la surface de réparation. Ce qui n’a pas déconcentré Vincent Enyeama, le gardien de l’Enyimba, inattendu tireur, pour transformer le tir au but. Le portier nigérian s’illustrera dix minutes plus tard en arrêtant un coup franc tunisien parfaitement placé sur la gauche de sa cage.

Alors que l’on s’attend à voir les Tunisiens, désormais dans l’obligation de marquer, attaquer la seconde période tambour battant, ce sont les joueurs de l’Enyimba qui enflamment le stade d’Abuja après cinq minutes de jeu. Toujours sur un corner, Ogunbyi reprend le ballon de son pied gauche et porte la marque à 2-0. L’augmentation du score ne change pas fondamentalement l’objectif des Tunisiens, désormais obligés de marquer non plus pour l’emporter, mais pour arracher le nul et les tirs aux buts. Mais là encore, ce sont les Nigérians qui multiplient les occasions, et manquent à la 15ème minute d’enterrer leurs adversaires. Alors que plus rien ne semble pouvoir arriver au club nigérian, c’est la douche froide pour les 40 000 supporters déjà en train de fêter l’exploit. A la 30ème minute, le grand de l’ESS Kaïs Zouaghi se déploie pour reprendre le coup franc tiré par son partenaire, et place une tête imparable qui relance son équipe.

Le score n’évoluera plus jusqu’à la fin du temps réglementaire. L’Enymba réalise le sans faute dans la séance des tirs aux buts, qui s’est déroulée sans que l’on ne passe par des prolongations, et ne laisse aucune chance aux Tunisiens, qui de leur côté ont manqué un tir par Saber Ben Frej.