Même avec le temps, cela ne passe pas. Plus de trois ans après, André Ayew n’a toujours pas digéré l’élimination face à l’Uruguay en quarts de finale de la Coupe du monde 2010, organisée en Afrique du Sud, alors que les Black Stars avaient l’occasion d’être la première sélection africaine à atteindre les demi-finales de la compétition. « Ce n’est pas oublié, et ça ne peut pas l’être. Ce qui est dur, c’est comment on a été éliminés. Si on perd dans le match, parce qu’ils sont plus forts, ok, c’est terminé. Mais je pense que dans la manière, on méritait cette demi-finale. La page est très difficile à tourner, mais il est temps de passer à autre chose« , raconte l’attaquant de l’Olympique de Marseille au site de la FIFA. Lui qui a, en plus, vécu cette situation depuis le banc. « Je devenais fou ! Je pense que je n’avais jamais eu autant de pression de ma vie. Sur le terrain, ça aurait été moins difficile, parce que quand on joue, on ne réfléchit pas. Mais vivre ça en dehors du terrain, c’est quelque chose de compliqué« , a-t-il expliqué. Le Ghanéen a même révélé que les Black Stars ne parlaient plus de cet épisode au cours de leurs rassemblements. « On n’en parle pratiquement plus parce que c’est trop difficile à digérer. Encore plus pour moi qui n’ai pas pu aider mon pays… On n’en a jamais reparlé avec Gyan (qui a raté un penalty à la dernière minute de la prolongation, ndlr), et on n’en parlera plus, ça ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie« , a fait savoir le fils d’Abedi Pelé.