Alain Giresse cherche un poste. Ça tombe bien, le Maroc cherche un sélectionneur. Le technicien français a laissé entendre qu’il serait intéressé par les Lions de l’Atlas. La Fédération royale marocaine de football continue cependant à jouer à son jeu favori: attendre.


« Je sais le travail qu’il y a à faire, je connais l’équipe marocaine, je l’ai joué deux fois. Je connais les joueurs et le football marocain, il y a un gros travail à faire et je sais ce qu’il faudrait faire pour que cette équipe retrouve des couleurs. » La phrase a de quoi ravir les supporters des Lions de l’Atlas. D’autant qu’elle est signée Alain Giresse, sélectionneur sans banc et, depuis peu, candidat plus ou moins déclaré à la sélection marocaine.

L’ancien boss du Gabon commentait la finale de la Coupe de la Ligue entre Marseille et Bordeaux pour la chaîne Arryadhia et le légendaire milieu de terrain des Bleus a même flatté les supporters marocains dans le sens du poil : « Ils y croient car Ils ont du potentiel et des grands joueurs. Avec de l’organisation et de la rigueur, on peut retrouver l’équipe marocaine dans les grands compétitions.

Giresse plutôt que Domenech ou Le Guen?

L’ancien entraîneur du PSG jouit d’une bonne côte au Maroc, après son passage remarqué sur le banc des FAR Rabat et ses bonnes performances avec le Gabon. Quarts de finaliste de la dernière CAN, les Panthères, sous la houlette de Giresse, avaient éliminé les Nords-Africains de la double course à l’Angola et à l’Afrique du Sud.

Les coéquipiers de Marouane Chamakh ou Youssouf Hadji attendent un directeur technique depuis plusieurs mois maintenant, même si la FRMF a annoncé vouloir attendre. Cependant, la presse marocaine semble indiquer que la Fédération aurait déjà choisi son homme mais préfèrerait se garder de révéler le nom de son nouvel entraîneur afin qu’il se concentre sur la Coupe du monde. En effet, le futur sélectionneur des Lions de l’Atlas serait un des 32 techniciens engagés en Afrique du Sud. A en croire les rumeurs et les considérations salariales, les Français Paul Le Guen (Cameroun) et Raymond Domenech (France) tiendraient la corde. A moins que la candidature d’Alain Giresse ne vienne mettre tout le monde d’accord.