Depuis la fameuse affaire du déplacement au Nigeria, la JSK et la FAF ne font plus bon ménage. Au point que, selon certains médias algériens, le président des Canaris, demi-finalistes de la Ligue des Champions, aurait même été suspendu pour deux ans. Un sale coup pour ceux qui œuvrent pour réconcilier Hannachi et Raouraoua.


La rupture semble définitivement consommée entre la JSK et la FAF. Alors qu’un processus de réconciliation avait été mis en place, la fédération algérienne de football aurait opté pour la manière forte. Bilan, Mohand Chérif Hannachi, le président du club kabyle pourrait être suspendu pour deux ans.

C’est, en tout cas, ce que croit savoir Le Buteur qui évoque la guerre des mots entre Hannachi et Raouraoua, le tout-puissant président de la FAF, au sujet d’une affaire d’argent. Les deux hommes s’étaient en effet affrontés par voie de presse à propos du remboursement du déplacement du club kabyle au Nigeria, pour le compte de la phase de poules de la Ligue des Champions. Selon nos confrères algérien, Mohammed Raouraoua aurait même demandé la radiation à vie du dirigeant. Une sanction finalement ramenée à deux ans, durant lesquels Hannachi sera interdit de stade et de représenter la JSK lors des réunions à caractère officiel. 

Torses bombés

Pourtant, une « opération séduction » aurait été lancée en Algérie. Ces deux grandes gueules, au lieu d’échanger les noms d’oiseaux par le biais des médias, feraient mieux d’œuvrer pour le développement du football local. Ainsi, les dirigeants d’Echourouk auraient tenté de mettre les deux hommes en relation, histoire de calmer un peu le jeu. Selon Compétition, Hannachi et Raouraoua ne semblent pas vraiment disposés à fumer le calumet de la paix et campent encore sur leurs positions. Mais l’idée est en train de faire son chemin. D’ailleurs, le président de la JSK n’aurait pas encore été entendu par la LNF. Effectivement, une procédure disciplinaire devrait être engagée. Mais, si les textes évoquent une suspension de deux ans, celle-ci semblerait un brin excessive.

Si elle était confirmée, cette sanction ne serait cependant pas la première du genre de la FAF à l’encontre d’un haut responsable de club. Omar Gherib, le patron du MCA, avait été également suspendu pour la même durée après s’être attaqué au président de la Fédération algérienne de football, l’accusant d’être un dictateur. Mais le cas des deux hommes est différent, dans la mesure où Omar Gherib n’est pas habitué à représenter le Mouloudia lors des réunions officielles ou des rencontres de football. Hannachi, qui est connu pour être un président de club très proche de son équipe première, ne rate pratiquement pas les matchs de la JSK. C’est en quelque sorte une sanction à l’encontre de la personne même de Hannachi, non pas envers le dirigeant, car personne ne pourra empêcher le premier responsable du club kabyle d’exercer sa fonction à la tête de la JSK.