Alors que s’annonce le deuxième match des quarts de finale de la Ligue des champions, le Bayern compte plus que jamais sur Samuel Kufour, son défenseur ghanéen. Incontournable titulaire, l’Africain est l’un des piliers de l’équipe allemande.


Le match retour qui se déroulera le mercredi 18 avril, à Munich, entre le Bayern de Munich et les Anglais de Manchester United, sera sans nul doute l’un des plus importants de la déjà longue carrière du jeune Ghanéen Samuel Kufour. Fort d’un avantage comptable et psychologique, après leurs succès à Oltraford, le fief de Manchester United, les Allemands se présentent en favoris. Le défenseur ghanéen a largement contribué au succès des Allemands en prenant l’avantage au fil du match sur un Giggs et un Cole intenables sur le front de l’attaque mancuniène.

Les aficionados bavarois du Stade olympique ne peuvent oublier cette soirée de printemps 1999 qui a vu Manchester, mené 1 à 0, marquer deux buts en une minute, dans les arrêts de jeu, synonymes de Ligue des champions et de triplé : Coupe d’Angleterre, Championnat et Ligue des champions pour le club Anglais. Ce soir là, des millions de téléspectateurs ont assisté au naufrage des Bavarois et au plus invraisemblable des retournements de situation. Ils ont vu aussi les larmes et la détresse de Samuel Kufour, l’air hagard, ne croyant pas à cette débâcle, à ce désastre.

Des larmes à oublier

Le Bayern n’est pas encore en finale, et la route est encore longue jusqu’à San Siro. Mais ce serait une satisfaction immense que d’accéder à ce stade, en ayant éliminé les joueurs d’Alex Fergusson. Depuis leur défaite en 1997, il y a comme un goût de cendre dans la bouche des Bavarois, un goût que même une victoire sur les Anglais ne saurait effacer. Samuel Kufour, lui, veut encore pleurer, mais de joie cette fois-ci. Comme Basile Boli, auteur du coup de tête victorieux contre le Milan en 1993 en finale de la Coupe des clubs champions, et ses larmes de joie. Ce dernier se consolant des larmes versées deux ans plus tôt après la défaite en finale de l’Olympique de Marseille face à l’Etoile Rouge de Belgrade et faisant ces signes inoubliables aux supporters phocéens montrant que les larmes étaient oubliées.