La Coupe du monde est la prochaine échéance de taille pour le football algérien. Mais, déjà, en coulisse, la fédération algérienne s’active pour préparer l’après-Rabah Saâdane, qui semble tenté par une aventure au Moyen-Orient.


Toute l’Algérie a les yeux braqués sur sa sélection nationale qui retrouve, en Afrique du Sud, le sommet du football mondial, 24 ans après sa dernière apparition. Les hommes de Rabah Saâdane portent tous les espoirs d’une nation. Dans un groupe C relevé, avec l’Angleterre, les Etats-Unis et la Slovénie, les Fennecs devront batailler pour décrocher l’un des deux billets qualificatifs pour le deuxième tour.

Oui mais après ? Que se passera-t-il au soir du 11 juillet, date de la finale du Mondial sud-africain ? Après, une chose est sûre : Rabah Saâdane, le boss de la Khadra, quittera ses fonctions pour aller monnayer sa science ailleurs. Un temps évoqué du côté du Maroc, le technicien de 63 ans semble s’être rapproché des Emirats Arabes Unis. Parti au Qatar pour s’enquérir de ses internationaux qui se soignent à Doha (Belhadj, Meghni, Bouazza), Saâdane pourrait en profiter pour faire un tour des fédérations qui lui font les yeux doux.

A en croire El Watan, il devrait notamment se rendre à Tripoli pour rencontrer les responsables de la Fédération émiratie en vue de négocier son contrat. La Fédération du Yémen est aussi sur les traces de Rabah Saâdane qui a laissé une bonne impression après avoir pris les rennes de la sélection nationale (2004).

Troussier en Algérie, Saâdane aux Emirats

Saâdane parti, la FAF devra lui trouver un successeur. Après les bons résultats récents, l’Algérie a de quoi attirer du beau monde. Selon Le Buteur, c’est Philippe Troussier qui tiendrait la corde. Ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Burkina Faso, de l’Afrique du Sud ou du Maroc, le technicien français est, à 55 ans, considéré comme un spécialiste du football africain, après ses expériences à la tête de l’ASEC, des Kaizer Chiefs ou du FUS Rabat. Si son caractère autoritaire lui joue parfois de mauvais tour, le « Sorcier Blanc » est en revanche apprécié pour sa rigueur tactique et son sens du coaching.

Pas sûr, cependant, que sa femme voit cette nouvelle fonction d’un très bon œil. Converti à l’Islam en 2006, celui qui se fait désormais appeler Omar est en effet marié à une Marocaine. Ce qui laisse augurer des belles empoignades lors que l’Algérie affrontera le Maroc en éliminatoires de la CAN 2012.