Alors qu’elle accusait un but de retard sur le Nigeria, l’équipe d’Egypte a prouvé qu’il ne fallait pas l’occulter de la liste des favoris de la CAN en renversant la vapeur. Avant de l’emporter (3-1), au terme d’une rencontre pleine d’intensité.


Le premier vrai choc de cette vingt-septième Coupe d’Afrique des Nations aura tenu toutes ses promesses. Ainsi, la première période aura alterné les périodes de domination entre les Pharaons et les Super Eagles. Si, dès la cinquième minute, c’est Mohammed Zidan, le buteur du Borussia Dortmund, qui vient tester le portier nigérian, c’est un autre attaquant de Bundesliga qui trouve la faille. Bien décalé sur son côté droit, Chinedu Obasi, le buteur d’Hoffenheim, crochète son défenseur puis envoie une superbe frappe du gauche dans le petit filet d’El Hadary (1-0, 12e). Mais on ne devient pas double champion continental sans talent ni volonté et c’est Meteeb qui, à la limite du hors jeu, profite d’une sortie hasardeuse pour remettre l’Egypte dans le sens de la marche (1-1, 34e).

La première période, telle Janus, aura donc offert plusieurs visages. Dominé en tout début de rencontre, le Nigeria pensait maîtriser la rencontre après son ouverture du score mais la détermination égyptienne a permis aux Pharaons de revenir à hauteur de leurs adversaires du jour.
Au retour des vestiaires, la rencontre ne perd ni en rythme ni en intensité. Après deux actions chaudes sur les buts gardés par El-Hadary, Zidan, décidemment dans tous les bons coups ce soir, temporise sur le côté droit de la surface avant de servir son capitaine en retrait. Hassan envoie une lourde frappe, contrée par Taiwo, qui termine dans la lucarne (2-1, 55e).

Les Super Eagles incapables de réagir

Avec un seul petit d’écart entre deux formations joueuses et ambitieuses, on est loin d’en avoir terminé. Les Pharaons tentent même d’enfoncer le clou : Meteeb puis Zidan obligent Enyema à sortir le grand jeu.

La réaction ne se fait pas attendre mais, malgré une nette possession, les hommes de Shaiubu Amodu ne parviennent pas à faire la différence. L’égalisation égyptienne aura fait mal aux champions olympiques 1996. Incapables de réagir, les Nigérians voient leurs espoirs s’envoler définitivement sur un contre rondement mené par Naguy, qui fusille Enyema d’une frappe croisée de 20 mètres. Le match est plié.

L’Egypte, plus réaliste, frappe un grand coup en s’imposant sans sourciller sur un des prétendants au titre. Sans s’affoler lors des temps forts nigérians, les Pharaons ont fait parler par trois fois leur expérience. Cette victoire ne peut souffrir d’aucune contestation, et le double tenant du titre démontre qu’il faudra composer avec lui. Le Nigeria n’a déjà plus le droit à l’erreur. Il lui reste deux rencontres, face au Mozambique et au Bénin pour valider son billet pour les quarts.

Le film d’Egypte-Nigeria