Déjà qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, l’Egypte a assuré l’essentiel face au Bénin. Une victoire 2-0 qui leur permet d’être la seule équipe à avoir remporté tous ses matches de poule.


C’est aussi ça le signe d’un champion. Alors que l’on annonçait sa sélection vieillissante et moins performante, l’Egypte a frappé un grand coup. Histoire de montrer que les Pharaons ne sont pas double champions d’Afrique en titre par hasard. Trois matches, trois victoires, sept buts marqués, un seul encaissé. Des statistiques de champion, tout simplement.

C’est d’autant plus fort que cette dernière victoire sur un Bénin privé de Stéphane Sessègnon a été acquise avec une Egypte B. Une équipe bis qui compte tout de même des joueurs expérimentés et, surtout, avides de prouver leur valeur à l’exigeant Hassan Shehata.

Du coup, alors que l’on s’attendait à une Egypte Diesel, c’est une Egypte Super qui a démarré la rencontre. Pied au plancher, les Pharaons ouvrent la marque au bout de 7 minutes à peine, grâce à un joli lob d’Al Muhammadi, qui n’est pas sans rappeler le but de Ronaldinho sur David Seaman avec le Brésil contre l’Angleterre, en quarts de finale de la Coupe du monde 2002.

Les « coiffeurs » égyptiens en rajoutent une couche par Motaeb (2-0, 23e) malgré les efforts de Djidonou qui parvient à reculer l’inévitable par deux fois. Le break est fait. Et les Béninois sont restés muets. Sans leur arme offensive, les Ecureuils ne valent pas leur pesant de cacahuètes.

L’Egypte s’impose facilement face au Bénin et devient la première, et seule équipe, à remporter ses trois matches de poules. Leaders logiques du groupe C, c’est le quinzième match sans défaite en phase finale pour les hommes de Shehata.

Le film d’Egypte-Mozambique