Opposée au report de l’élection à la présidence de la FIFA, qui va se tenir ce vendredi à Zurich, la Confédération africaine de football a une nouvelle fois apporté son soutien indéfectible au candidat sortant, Sepp Blatter. Une habitude depuis 1998 et le premier mandat du Suisse, à la tête d’une institution de plus en plus décriée.


Sans surprise… Actuellement présents à Zurich dans le cadre du 65e congrès de la FIFA qui doit aboutir ce vendredi à l’élection du président de l’instance mondiale du ballon rond, les représentants de la Confédération africaine de football vont voter en masse pour le candidat sortant, Sepp Blatter. Alors qu’un vaste coup de filet anti-corruption s’est déroulé mercredi et a conduit à l’interpellation de 9 membres de la FIFA, jetant à nouveau le discrédit sur une institution déjà décriée, les 54 présidents de fédérations africaines vont tout de même soutenir le dirigeant suisse.

Soutien de taille alors que l’Europe ou encore les Etats-Unis et une partie de l’Océanie appellent à voter en faveur du changement incarné par le Prince Ali, seul opposant pour ce scrutin. Depuis sa réunion à Addis-Abeba, au mois de septembre, la CAF avait annoncé la couleur, prenant fait et cause pour le président de la FIFA, seul à pouvoir « garantir à l’Afrique une représentativité en adéquation avec sa représentation au sein de la FIFA, dans les compétitions, de même que dans les instances décisionnaires et sportives de l’instance faîtière du football mondial. »

 Lire aussi : Elections FIFA, mode d’emploi

Constant Omari : « L’Afrique n’est pas un continent ingrat« 

En somme, l’instance va se ranger derrière le candidat qui lui a fait la promesse, ou du moins qui a laissé entendre durant sa campagne, qu’il allait tenter de mieux représenter le continent africain (plus grosse confédération à la FIFA juste devant l’UEFA) lors des phases finales de Coupe du monde, sans doute par la qualification d’une 6e équipe au lieu des 5 actuelles. L’occasion pour la CAF de renvoyer une fois de plus l’ascenseur au président Blatter, fervent militant pour l’attribution de la première Coupe du monde à l’Afrique en 2010 et grand ami d’Issa Hayatou, qui dirige le football africain d’une main de maître.

Les propos du président de la Fédération congolaise, Constant Omari, indiquant sur les ondes de RFI que « l’Afrique a beaucoup reçu de Sepp Blatter et n’est pas un continent ingrat« , ne faisant qu’appuyer cette idée. Autant dire qu’avec ce soutien et celui de l’Asie et ses 46 voix (sur les 209 qui seront exprimées lors du vote), Blatter, en poste depuis 1998, part sur de bonnes bases dans l’optique d’une réélection pour un 5e mandat. Une longévité digne d’un dirigeant africain diront les plus ironiques…