Les équipes qui animeront les championnats de football de la première et de la deuxième division évolueront durant la saison 2010-2011 sous de nouveaux statuts. La professionnalisation impose de nouvelles mentalités et us footballistiques.


De notre correspondant

La réunion de coordination à laquelle les présidents de clubs de division 1 et 2, initialement prévue ce mercredi 5 mai, a finalement eu lieu le jeudi 6 mai à 11h au siège de la Fédération Algérienne de Football (FAF). Au menu, la mise en œuvre des orientations du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, relatives à la professionnalisation du football. Simple formalité à cause de l’absence de nombreuses personnalités du monde de la balle ronde (Laib et Allik de l’USMA, Serrar de Sétif et Hannachji de la JSK à cause du déplacement de leurs équipes respectives), une autre réunion dans ce sens est prévue pour les prochains jours.

Les mesures relatives à cette importante entreprise dans l’histoire de la balle ronde algérienne remontent au 21 avril de l’année en cours lors d’un conseil interministériel à l’issue duquel les premiers contours de ce chantier ont été tracés.

Une pré-réunion

Pour réussir le démarrage du premier championnat professionnel, l’unique dans l’histoire de l’Algérie indépendante, les présidents de clubs présents n’ont pas manqué d’afficher leur satisfaction. D’autant que le chef de l’Etat a décidé que les pouvoirs publics accordent des prêts de 100 millions de dinars à chaque club professionnel constitué en société (avec un capital minimum de cent mille dinars) ou SPA (avec un capital minimum de 1 million de dinars) pour une durée de 15 ans et ce avec seulement un 1% d’intérêt.

Cette aubaine ne se limite pas là puisque les futurs clubs professionnels bénéficieront chacun de la concession d’un terrain pour l’édification de centres d’entraînement et de formation par l’octroi d’un terrain de deux hectares au prix symbolique de un dinar le mètre carré, avec une aide financière conséquente de 80% du coût d’accomplissement. Les frais de déplacement à l’étranger pour participer aux compétitions arabes et africaines seront remboursés à hauteur de 50% par l’Etat, ce qui constitue un atout non négligeable pour les équipes qui jouent les premiers rôles.

Réduction des coûts

La mise à disposition de la FAF du Centre de Sidi Moussa pour cinq ans, la réalisation d’un grand centre de regroupement et de préparation pour les équipes nationales à Bouinan qui sera implanté sur une superficie de 30 hectares et la création de trois centres de préparation régionaux à Annaba, Tlemcen et Ouargla ou Biskra sont autant de signes qui laissent présager un meilleur redémarrage du football algérien.

D’autres mesures pour la réduction des charges fiscales du club et du joueur professionnel sont également envisagées:

 Une aide de l’Etat, à raison de 80% du cout destiné à la réalisation de cette infrastructure qui comprendra des terrains, des vestiaires et autres commodités,

 La prise en charge des équipes de jeunes des clubs professionnels en matière d’hébergement et de déplacements pour les compétitions.

 La réduction de 50% des prix billets d’avion pour le transport des équipes professionnelles en Algérie,

 La prise en charge de 50% des frais de déplacement du club professionnel pour chaque match qu’il disputera à l’étranger au titre d’une compétition officielle africaine ou arabe,

 La mise à disposition d’un autobus pour le déplacement,

 La prise en charge des salaires des entraîneurs des équipes de jeunes catégories du club professionnel…

Le premier responsable de la fédération algérienne de football a affiché sa conviction quant à l’existence de moyens et d’opportunités pour assurer un élan qualitatif à la balle ronde nationale: « Le football algérien jouit actuellement d’une conjoncture favorable pour son décollage. A nous, dirigeants du football algérien, de saisir cette grande opportunité pour mettre notre sport sur les bons rails, élever son niveau pour de nouvelles conquêtes au niveau national et international. »

Menad Ferrah, journaliste sportif, estime quant à lui que « la professionnalisation de la balle ronde en Algérie contribuera, à coup sûr, à l’amélioration du niveau des équipes et de la composante humaine. Ceci nous amène à croire que nous pouvons maintenant être au diapason avec les autres grandes nations. »