Les Algériens auront à cœur de se rattraper après leur étonnant faux pas initial. Mais le Mali a les moyens de contrecarrer les plans d’une sélection où tout n’est pas au beau fixe.


Cette fois, l’Algérie n’aura plus d’excuse : les Fennecs doivent gagner sous peine de devoir dire au revoir à leurs rêves de victoire. Humiliée lors de son entrée en lice contre le Malawi (3-0), l’Algérie est dans l’obligation de livrer une réaction ce jeudi face au Mali, pour une opposition entre les deux favoris décevants du groupe A.

« Il y a de la pression, c’est vrai, affirmait Hassan Yebda à l’issue de l’entraînement. Mais cela ne peut nous faire que du bien. » On peut en douter quand on voit dans quelles dispositions la Khadra va aborder cette rencontre décisive. A en croire les nouvelles provenant de Luanda, camp de base des Fennecs, l’ambiance n’est pas au beau fixe au sein du groupe de Rabah Saâdane. Ce mercredi, la Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé sur son site que Khaled Lemmouchia rentrait au pays, officiellement « pour raisons familiales ». La réalité serait toute autre : la mésentente entre le joueur et le sélectionneur national Rabah Saâdane était, en fait, devenue trop criante. Le milieu de l’ES Sétif n’aurait en effet pas supporté sa mise à l’écart du onze titulaire.

Une réaction?

Pire, les deux gardiens de but de la sélection algérienne, Fawzi Chaouchi et Mohamed Ousserir, ne se disent plus bonjour depuis l’entraînement de mardi après-midi. Chaouchi, qui a remplacé le gardien titulaire Lounés Gaouaoui, n’a pas apprécié les conseils de son coéquipier bien plus expérimenté. L’explication verbale s’est poursuivie jusqu’à l’hôtel où il a fallu l’intervention énergique des dirigeants pour éviter une séance de pugilat… A ces malheurs s’ajoute l’absence de deux joueurs cadres, le défenseur Anthar Yahia et le milieu Mourad Meghni, forfaits pour au moins deux matches.

Bref, pour l’Algérie, qui a déjà épuisé son joker dans ce groupe A, c’est la soupe à la grimace. Dans les rangs maliens, la situation n’est guère plus reluisante. Les Aigles, cadors du continent, ont affiché des lacunes défensives très inquiétantes lors du match d’ouverture de la compétition. Trompeur ou salvateur, ce retour épique restera dans toutes les mémoires. « Je ne sais pas pourquoi nous avons eu deux visages. Quand nous étions en train de perdre 3-0, nous avons été psychologiquement affectés », a déclaré Seydou Keita, auteur d’un doublé. Non qualifiés pour le mondial sud-africain, les Aigles auront à cœur de réagir ce jeudi pour ne pas subir une élimination prématurée de cette CAN, qui constitue l’objectif majeur de cette année 2010.

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