Les Lions de l’Atlas n’ont toujours personne pour les diriger. Depuis 2009 et le départ de Roger Lemerre, c’est Hassan Moumen qui assurait l’interim. Son contrat terminé depuis un mois, la FRMF se laisse le temps de choisir un digne technicien pour faire remonter un football marocain en perte de vitesse.


Depuis l’été 2009, le Maroc n’a plus d’entraîneur national. Roger Lemerre parti, c’est Hassan Moumen qui a assuré l’intérim à la tête des Lions de l’Atlas avec une mission simple : emmener Chamakh, Hadji et consorts en Angola d’abord, en Afrique du Sud ensuite. Bilan de l’opération : un échec complet sur toute la ligne. Eliminé au premier tour de la CAN 2006 et 2008, le Maroc, absent du Mondial depuis 1998, pointe désormais à une bien triste 65e place au classement FIFA, bien calé entre les des cadors du calibre de la Macédoine et de la Belgique et derrières les « pointures » venues d’Iran (63e), de Lituanie (62e), du Bahrein (60e), du Canada (57e) ou du Burkina Faso (51e).

13e au classement FIFA en 1998, le Maroc est en chute libre. Pourtant, avec des joueurs tels que Marouane Chamakh (Bordeaux), Mehdi Benatia (Udinese), Mickaël Chrétien (Nancy) ou Nabil El Zhar (Liverpool), le pays du couchant a de quoi voir venir. Les mauvaises performances des Marocains n’empêchent d’ailleurs pas le Ministres des Sports, Moncef Belkhayat, d’afficher sa confiance sur la chaîne de télévision Arryadia. « Après la Côte d’Ivoire, nous avons, sur le papier, les meilleurs joueurs du continent africain. Les joueurs et l’équipe sont là, il ne reste plus qu’à trouver un entraîneur et un leader pour cimenter le groupe », a-t-il affirmé.

65e au classement FIFA

Plus facile à dire qu’à faire, apparemment. Pour l’heure, depuis la fin du contrat du sélectionneur intérimaire en janvier dernier, il n’y a personne pour s’asseoir sur le banc des Lions de l’Atlas. « Ce n’est pas facile de diriger un joueur qui gagne 70 000 euros par semaine s’il n’a pas en face de lui un manager avec l’expérience et le charisme… « , a poursuivit Belkhayat.

Exit donc Badou Zaki, l’ancien boss des Lions qu’il avait mené en finale de la CAN en 2004. La place est grande ouverte à un coach européen. Les Espagnol Luis Aragones et Juande Ramos auraient été approchés, tout comme le Français Rudi Garcia. L’ancien entraîneur du Mans, aujourd’hui à Lille, a refusé de donner suite à l’offre formulée par la FRMF. Egalement évoqués les noms de Luis Fernandez, Bruno Metsu ou Eric Gerets. Aux dernières nouvelles, c’est Bernard Simondi, passé par le banc du Bénin, de la Guinée ou du Burkina Faso, qui tiendrait la corde. Le technicien français, dont le contrat à Al Kharaitiyat s’achève cet été, a assuré dans les colonnes d’Al-Raya avoir été sollicité il y a peu.

Un sélectionneur sans doute européen

A moins qu’un candidat de dernière minute ne vienne remporter la mise. Difficile à croire puisqu’il vient de prolonger avec les Pharaons mais Hassan Shehata, le tout frais triple champion d’Afrique égyptienne, aurait ouvert la porte au Maroc dans les colonnes du quotidien Al Massae : « Je suis prêt à entamer une expérience maghrébine, vu que je crois aux capacités et talents des footballeurs nord-africains en général ». L’ex-coach du Zamelek SC s’est également exprimé quant à la mauvaise passe que traverse le football marocain, se disant surpris du recul du football marocain lors des dernières années: « Personnellement, je n’ai aucune explication sur la crise exceptionnelle que traverse l’équipe et les clubs marocains, mais je pense que l’instabilité dans l’encadrement technique y est pour quelque chose ».

Quoi qu’il en soit, le Maroc attendra. Au début du mois de février, Ali Fassi Fihri, président de la Fédération royale marocaine de football, a affirmé qu’aucun choix ne serait fait avant juin 2010. « Il nous faut prendre le temps nécessaire et attendre la fin des championnats internationaux avant de pouvoir démarrer effectivement une collaboration avec un entraîneur étranger de calibre international », a-t-il assuré. Réponse donc pour la Coupe du monde.