Le club mythique marocain, le Raja de Casablanca, s’est adjugé pour la sixième fois consécutive le titre de champion national. Malheureusement, ce titre ne suffit pas à calmer ses supporters …et sa direction. Les trois dirigeants du club ont plié bagages.


En allant arracher un match à Rabat contre les Forces Armées Royales, le Raja de Casablanca s’est assuré pour la sixième fois d’affilée le titre de champion du Maroc, à une journée de la fin du championnat. Avec six points d’avance, il ne risque pas d’être rejoint par son dauphin Fath Rabat. Malheureusement, la liesse n’était pas au rendez-vous.

Les supporters du Raja boudent leur club quand ils n’insultent pas les joueurs et les dirigeants, coupables à leurs yeux d’avoir perdu bêtement la Coupe d’Afrique des clubs champions. Au lendemain de l’élimination du Raja par les Congolais du Mazembe en quarts de finale, le président du club Ahmed Amor a présenté sa démission. L’entraîneur Sylvester Takac est sur le départ. Les adhérents du club n’arrêtent pas d’exiger des assemblées extraordinaires, outrés par les mauvais résultats sur le plan continental.

Insomnie à Casablanca

Malgré les bons résultats engrangés par le Raja depuis quelques années, les supporters se montrent toujours exigeants. Au début de ce mois, lassés par les injures, le vice-président, Rachid El Boussari, et le Secrétaire général, Abdeslam Hanat, rendent leur tablier. « Malgré le bilan positif de ces trois années d’exercice, certains éléments du Raja n’ont pas arrêté de perturber la marche du club, allant jusqu’à orchestrer une campagne et des slogans injurieux à l’encontre de ma personne. Je crois que la noble responsabilité qu’on avait à assumer l’a été avec succès, en témoignent les acquis de ces trois années d’exercice », explique dans sa lettre de démission le président du club. Et de citer pour preuve de bonne gestion, les 10,5 millions de dirhams de bénéfices.

Pendant ce temps-là, son voisin le RAC Casablanca est condamné à évoluer en deuxième division la saison prochaine après avoir concédé un nul sur son terrain. On a les malheurs qu’on peut !